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Institut Estagiel
1875 - Une école élitiste qui renferme de bien sombres secrets...
 
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Discours de début d'année
 
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Armand Estagiel
Directeur


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Localisation: Tenez-vous vraiment à la connaître ?

MessagePosté le: Mar Sep 12, 2006 06:37 pm    Sujet du message: Discours de début d'année Répondre en citant

Derrière la porte de la Salle à Manger, les rumeurs de conversations discrètes. Le dîner touchait à sa fin, tout comme la première semaine de septembre. Nous étions vendredi, l’'obscurité s’'étendait lentement dans le château, on venait de servir le dessert et les domestiques se disperseraient bientôt dans les couloirs pour allumer les chandeliers. Ce soir, Armand Estagiel ferait enfin son apparition devant les élèves qu'’il avait fuit durant toute cette semaine, se contentant des rapports des professeurs et des domestiques, ou de les observer derrière un mur. Bien des couloirs ne sont connus que de lui. Depuis leur arrivée au château, les élèves savaient que leur directeur devait intervenir. Aucune date n’'avait été donnée cependant. Après cette attente, quelque peu anxieuse pour certains car ceux qui le connaissaient de réputation avaient eu le temps de propager quelques anecdotes à son propos, inventées pour la plupart, afin de faire impression à leurs petit camarades, son arrivée imprévue provoquerait la surprise escomptée, celle qui attirerait toute l'’attention de l’'assemblée sur lui, celle qui lui permettrait de s’impatroniser sans effort.

Alors qu'’il s’apprêtait à pousser la porte qui lui dévoilerait les sujets de son royaume, quelque chose se colla contre son bras. Sans s’étonner il se retourna pour découvrir « une chose », en effet. Sa chose. Son œoeuvre. Fenrir. Un sourire en coin s’'esquissa sur ses lèvres. Ce petit monstre l’'avait retrouvé. D’'une main, il caressa négligemment sa tête blonde. Devait-il le renvoyer d’'où il venait ? Cet imbécile serait bien capable de manquer à l’ordre et d'’apparaître au moment le plus mal venu mais s’'il arrivait accompagné d’'un jeune garçon de seize ans, beaucoup de curiosités seraient éveillées. L'’idée était séduisante. De toute façon, il possédait les arguments nécessaires pour justifier la présence de cet enfant dans cette école. Sans méditer davantage, sans s’'attarder sur l’'adolescent brisé qui venait réclamer ce qu'il pensait être de l'’affection, Armand entra dans la pièce en intimant à sa « créature » de le suivre bien sagement.

Le silence se fit naturellement autour de lui après quelques chuchotements interrogateurs frénétiquement répétés. « C’est lui ? ». Oui c’était bien lui, l’'illustre directeur du lycée, suivit de près par son « petit chien ». Les regards qui se posèrent sur lui par centaine ne le troublèrent pas, bien au contraire, ils accentuèrent son aisance. Ses yeux, en revanche, demeurèrent fixes jusqu’à ce qu'’il atteigne le point qu'’il s’était fixé, c'’est à dire, la table des professeurs. Salutations obséquieuses à l’'égard des enseignants. Etude rapide de ses spectateurs, les élèves. Tous attendaient avec une impatience mêlée d’'appréhension. Certains lançaient des coup d’'oeils furtifs à leurs camarades. Quelques visages lui étaient familiers mais il ne les releva pas. Visiblement, les élèves s'étaient répartis d’'eux-mêmes les tables en fonction de leurs classes sociales. Les plus riches avec les plus riches, les plus pauvres avec les plus pauvres. Un « tri naturel », imposé par la société, les apparences, et peut-être, les affinités. Ce détail l'’amusa. Il sourit. Sourire ineffable, un brin sadique peut-être, prodrome d’'un danger ? D’une voix à peine plus élevée que la normale, il déclara posément, sur un ton amène et chaleureux qui contrastait étrangement avec sa présence inquiétante et glaciale :


- Chers élèves,
J’'ai le plaisir de vous annoncer que votre directeur, libéré de toutes les contraintes qu'’entraînent la première rentrée, peut enfin se révéler à vous pour prononcer son discours. Un discours qui sera relativement court, car, que pourrait-il vous dire que vous ne sachiez déjà ? Une nouvelle année commence pour les uns, une nouvelle vie pour les autres mais chacun reste maître de ses actes. Aucune règle n'’est imposée, vous devez poser vos propres limites. - Son regard se fit plus appuyé. - Comme vous le savez probablement, cette école est réservée à une élite, personne n'’est ici par hasard, et l’élite ne devrait pas se référer à un guide autre que sa conscience. Je ne poursuivrai donc pas ce discours en vous demandant de vous respecter les uns les autres, de suivre les règles de vie, de vous présenter ponctuellement à tous les cours, mais je vous le conseillerais car vous n’êtes pas à l’'abri des fâcheuses retombées du sort, car une mauvaise attitude vous aliènerait la chance qui vous a été offerte. Si vous rencontrez quelques problèmes, vous pouvez consulter le corps enseignant, voire Mr Estagiel en personne. Peut-être n’'aurez-vous pas l’'occasion de le rencontrer souvent, mais je puis vous assurer qu’'aucun lieu dans ce château n’'est à l’'abri de son regard...
Une admonition qui ne pouvait être ignorée se dissimulait derrière cette phrase. Afin que chacun puisse en saisir le sens, il s'’interrompit quelques instants. Tel le Grand César, notre orateur avait opté pour la troisième personne. Petite mise en scène que certains trouveront probablement prétentieuse mais qui affirmait son autorité. Lorsqu’'il repris, ce fut sur un ton plus directe, voilé de sincérité :
- Pour conclure, je vous souhaite la bienvenue ainsi qu’une brillante année d'’étude. N’oubliez pas que votre classe sociale s'’annihile en ce lieu, et que tous pourrons envisager l’'avenir de la même façon, pourvu que les résultats scolaires soient satisfaisants.
Au plaisir de vous revoir.

Entre temps, Fenrir s'’était emparé de sa main. Ses paroles achevées, il la dégagea avec indifférence de la poigne pour exécuter une petite révérence, comme un acteur à la fin de sa prestation et s’en retourna pour quitter la salle aussi silencieusement qu'’il était venu, le jeune garçon qui l’'accompagnait sur ses talons.


[Vous pouvez poster un message de réaction, ou poursuivre le sujet si vous le souhaitez. Ceci n’est pas obligatoire, mais n’oubliez pas que votre personnage, quelque soit votre date d’arrivée, a vu le directeur et entendu son discours à la fin de la première semaine de la rentrée.]


Dernière édition par Armand Estagiel le Jeu Avr 26, 2007 05:36 pm; édité 1 fois
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MessagePosté le: Mar Sep 12, 2006 06:37 pm    Sujet du message: Publicité

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Jules Montaigu
Vétéran


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Inscrit le: 22 Juil 2006
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Localisation: A l'institut... ou ailleurs!

MessagePosté le: Mer Sep 13, 2006 07:11 pm    Sujet du message: Discours de début d'année Répondre en citant

Le professeur de philosophie venait de terminer son repas lorsque la porte s’ouvrit. N’ayant pas encore vu le directeur, il hésita quelques secondes entre ce dernier ou un éventuel retardataire, il lui suffit de lever les yeux, jusque là poser sur le contenu d’un plat qui ne l’intéressait pas, pour avoir sa réponse. L’heure du discours était donc venue de toute évidence. Il ne restait guère qu’à espérer que cela ne s’éternise pas. Néanmoins il savait pour connaître un peu le personnage qu’il y avait fort peu de chance pour que ce soit un long discours interminable où il ne manquerait pas de somnoler s’il n’avait pas une once de politesse. Fort heureusement, il n’en fut rien. Il regarda le jeune Fenrir pendant que son supérieur hiérarchique parlait. Il ne lâchait pas son « maître » d’une semelle, on aurait dit un petit chien. Enfin il avait vu des chats avec le même comportement aussi. La nature était vraiment étrange…

Il écouta d’une oreille distraite ce que racontait Mr. Estagiel comme il se nommait lui-même. Jusque-là, il n’y avait vraiment rien qu’il ne sache déjà. Tout cela avait été dit et répété au moment des inscriptions ou des envois de lettres aux plus pauvres. Seul le mouvement de l’homme à l’intention de son public et son départ attirèrent son attention. Il pouvait donc quitter les lieux à son tour dorénavant. N’ayant tout de même pas totalement désespéré à l’idée de goûter l’un des desserts mis à disposition, il s’en servit un peu et mangea. Très vite son assitte se trouva vide. Il ne prit rien de plus et s’excusa poliment auprès de ses collègues pour retourner dans ses appartements au milieu de toutes les discussions de ces charmants élèves…

Beaucoup d’entre eux seraient dans ses cours. Il allait devoir retenir tous leurs noms mais ça ne l’effrayait pas. Il avait déjà commencer à les apprendre pour pouvoir nommer sans mal chacun des êtres peuplant le château. Ca avait un grand avantage d’assister aux arrivées de ces jeunes gens, même s’il évitait de se faire remarquer. Rester dans l’ombre lui allait tout aussi bien, il n’aimait pas être sur le devant de la scène mais aimait malgré tout tout voir.
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Aramis De Lillois
Elève


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MessagePosté le: Jeu Sep 14, 2006 08:49 pm    Sujet du message: Discours de début d'année Répondre en citant

Aramis était en train de manger une délicieuse pomme rouge quand une porte s'ouvrit et un homme, beau et inquiétant, entrât, suivit de prés par un jeune homme.
C'est lui, le directeur… Se dit-elle. Elle ne l'avait pas vue depuis qu'elle était arrivée mais elle le sut tout de suite. L'aura qu'il dégageait, son air dominateur et sur de lui lui prouvait qu'elle était en face du propriétaire du lieu. Mais ce qui l'intrigua encor plus était le garçon qui le collait, comme un petit chien.
Le directeur commença son discours et elle l'écouta avec avidité. Un discours qui ne faisait que l'inquiétait davantage.
Nous sommes dans la maison du diable. Qu'est-ce que je fais ici!! Cette pensée s'imposât dans son esprit. Elle voulait que cet homme s'en aille, elle voulait partir loin. Elle n'aurait sûrement aucun souvenir de cette pensée un peu plus tard ou la trouverait stupide, mais à cet instant, elle avait horriblement peur.
Le directeur partit enfin. Aramis finit sa pomme, sans rien dire, ce qui est plutôt rare pour elle, s'excusa auprès de ses camarades, pretéstant un mal de tête pour s'éclipser. Elle voulait prendre l'air.
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Gabriel Lelierre
Elève


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MessagePosté le: Mar Sep 19, 2006 05:37 pm    Sujet du message: Discours de début d'année Répondre en citant

Vendredi, début de soirée. Les élèves étaient tous attablés pour le dîner habituel pour ceux déjà là depuis quelques jours, premiers pour ceux qui venaient d’arriver. Répartis en deux « groupes » : les riches et les pauvres. Ils mangeaient et discutaient, tout en se demandant s’ils verraient bientôt le directeur ou non ce soir encore. En effet, personne n’avait encore eu le loisir, mis à part les professeurs, de tomber sur lui au cours des quelques jours écoulés. Certains faisaient quelques commentaires sur les professeurs, commentant leur physique et comme il fallait s’y attendre, Gabriel s’était joint à ce genre de petites critiques, étouffées par le brouhaha incessant qui emplissait la pièce depuis le début du festin. Malgré tout, quelques-uns de ses camarades propageaient quelques anecdotes sur leur prétendu directeur, en rajoutant parfois une couche pour impressionner les autres.

*Je ne le croirais que quand je le verrais. S’ils pensent me faire peur...*

Enfin, ce qu’il essayait de se convaincre du moins car bien entendu les informations reçues tournaient et retournaient sans arrêt dans ses neurones pour s’interroger sur leur véracité. Au bout d’un moment, la majorité ne s’attendait déjà plus à voir transparaître le directeur comme les autres soirs, Gabriel le premier. Mais bientôt, il dût bien admettre qu’il s’était trompé en voyant se profiler la silhouette d’Armand Estagiel. Le silence se fit alors automatiquement, faisant tourner tous les visages ronds sur l’entrée du directeur, tenant à son bras un...un enfant ? Gabriel fronça les sourcils, non pas par colère ou mépris, mais bien par désir dévorant de connaître la raison de la présence de ce « petit chien » comme quelqu’un non loin de lui venait de le surnommer. D’autres se posaient mille et mille questions, moins assurés que ce fut le vrai directeur. En fait, cela se voyait à sa façon de marcher : aisante, solennelle.

Gabriel ne le quitta pas du regard une seule seconde, le regardant se diriger indifféremment vers la table des enseignants pour saluer ceux-ci obséquieusement et ensuite étudier ses chers élèves du regard. Le blondinet eut même la quasi certitude que les yeux du directeur s’étaient fixés sur ses prunelles une fraction de seconde. Non pas de se faire remarquer mais presque sondé par ce regard perçant et...glacial, amenant un joli frisson à parcourir son échine. Le sourire qu’il leur adressa ensuite ne lui dit intérieurement rien de bon mais peut-être se faisait-il encore plus d’idées ? De plus le ton de sa voix contrastait beaucoup trop avec sa statue glaciale et imposante. Mais notre démon blanc écouta bien sagement les informations données, les enregistrant aussi peut-être au préalable, tout ouïe au discours d’Armand.

A un moment tout de même, il en resta assez perplexe. Cet homme venait de s’exprimer en utilisant la troisième personne du singulier et ipso facto leur adressait une admonition. Bon, elle était très indirecte certes mais nul ne pouvait l’ignorer cependant. Les dernières paroles de l’orateur furent accueillis d’un bref signe de tête de Gabriel. Celui-ci doutait fort qu’il arriverait jamais un jour à s’entendre avec les basses classes, dont il n’était cependant pas très éloigné mais préférant le nier plutôt que de l’admettre. Les discussions s’animèrent à nouveau après son départ avec l’arrivée du dessert. Peu d’élèves remarquèrent cependant le départ du professeur de philosophie, départ plus discret toutefois que celui du solennel directeur à la démarche de roi. Le dîner se conclut enfin et Gabrielle choisit ce moment même pour se lever gracieusement de table et retourner dans sa chambre pour méditer le discours, refusant l’invitation de l’un ou l’autre camarade à rester plus longtemps. Méditer et aussi se reposer car la soirée était tout de même déjà bien entamée à présent.

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