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[Validée] Victoria de Gascogne
 
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Victoria de Gascogne
Elève


Hors ligne

Inscrit le: 07 Oct 2006
Messages: 12
Année: Seconde

MessagePosté le: Ven Oct 13, 2006 06:32 pm    Sujet du message: [Validée] Victoria de Gascogne Répondre en citant

Nom : de Gascogne
Prénom : Victoria
Date de naissance : 05/04/1859
Age : 16 ans
Classe sociale : Bourgeois
Région : Anciennement dans un petit village au sud de la France appelé Grignan.

Profession : Elève en seconde
Particularité(s) : En quelque mot, son pouvoir agit comme tel : si quelqu’un regarde Victoria dans les yeux, cette personne revivra son pire souvenir, ou un souvenir enfoui dans sa mémoire, que cette pauvre personne aurait voulu oublier…
Pour protéger les autres de son « anormalité », les parents de Victoria ont décidé de lui cacher son œil de réminiscence par un bandeau blanc qui ressemble plus à un pansement qu’à un bandana trop large. Leur désir était de repousser toute personne s’approchant de Victoria, pour leur éviter de subir son pouvoir « maléfique ».
L’œil droit inutilisé a permis le développement spectaculaire de la vision de l’œil gauche. Grâce à ça, Victoria peut voir loin (pas à la Superman mais un peu plus loin que la normale) et est pareil à un détecteur de mouvement, tant qu’il se produit dans l’angle de son œil gauche car son côté droit est évidemment son angle mort. Son œil gauche a une faible réminiscence lorsqu’elle ressent un sentiment fort, c’est-à-dire qu’il rappellera vaguement un souvenir par une image ou une odeur, voir un son. Ce pouvoir peut se combiner à celui de son Oeil de Réminiscence cependant il est rare que les deux yeux soient visibles au même moment car Victoria tente sans cesse de protéger les autres de son « petit problème ».
Son pouvoir a une sensibilité telle qu’il se déclenche souvent lorsque le regard qu’elle croise fuit un souvenir enfoui. Plus la personne fuira son pouvoir, plus celui-ci sera puissant. Elle n’en contrôle donc pas la force, c’est en fonction de l’autre.

Rôle dans l'école : Malheureuse cobaye mais … qui sait ? ^^

Famille :

La famille « de Gascogne » a une histoire un peu particulière. Son nom vient d’un petit village qui se trouvait sur la côté méditerranéenne à l’extrémité ouest. La famille, à l’époque de riches fermiers, avait été anoblie après un acte courageux en faveur de leur pays, la France. Ils avaient donc eu droit au « petit de » suivi du nom de leur village. La famille « de Gascogne » prospéra pendant un siècle sur le petit village, reconnue et respectée de tous.

Cependant, au début du 17ème siècle survint un tragique accident : tout le village fut rasé par une troupe de barbares venus piller les environs. Presque personne n’avait survécu, à part le couple « de Gascogne » qui s’enfuit sans demander leur reste. Ils remontèrent vers le nord, mais leur manque d’argent (la plupart avait disparu dans la destruction du village) ne leurs permettra pas d’aller bien loin. Ils furent finalement hébergé par de braves agriculteurs – comme l’avaient été leurs ancêtres quelques années auparavant. Leur bonté fut telle qu’ils ne quittèrent plus jamais le village. Ils y restèrent dans l’anonymat, cachant leur nom de noble aux gens du village, trop honteux de leur lâcheté.

Les « de Gascogne » réussirent à construire leur propre ferme dans le petit village où ils élevèrent des chèvres pour faire du fromage, cultivaient de la lavande pour l’exporter un peu partout en France et avaient même quelques vignes. Leur renommée finit par franchir les limites des bourgades environnantes et remontèrent même jusqu’à Paris pour la réputation de leur vin au nectar délicat et fruité.
Ils atteignirent au prix de leur labeur le rang de « bourgeois » après avoir perdu leur rang de noble lors de la destruction de leur village. Ils vivaient de manière prospère et leurs descendants continuèrent à vivre dans le petit village de Grignan remplit des mystères des « de Gascogne ». En effet, une énigme persiste sur cette famille : leur blason de noble est trois roses rouges en triangle peint dans un noir rougeâtre. D’où venait ce blason ? Quelle était sa signification ? Personne ne le savait car les « de Gascogne » se montraient muet à ce sujet, ce qui ne faisait que raviver les ragots courant à ce sujet. Certains parlent de meurtre, d’autres de trahison mais personne ne sait vraiment ce qu’il en est. Le seul indice qu’ils ont, est le portrait d’une jeune femme aux cheveux rouges vifs portant une rose sur elle, habillée de manière choquante pour les gens de l’époque, presque dénudée. Tout ce qu’il fallait pour laisser planer un soupçon de mystère …

Victoria est la fille aînée d’une famille de cinq enfants et elle n’a que des frères. Le premier s’appelle Augustin, le second Camille, le troisième Henri et le quatrième Jacques. Augustin et Camille sont jumeaux, sinon chaque enfant est séparé de deux années, et de tous les enfants, Victoria est la plus « bizarre » d’après ses parents. Augustin et Camille sont des jeunes garçons bien élevés aux résultats scolaires brillants. Beaucoup de leurs professeurs les promettent à une grande carrière d’avocat ou de médecin. Pour ce qui était d’ Henri, il était un peu trop turbulent aux yeux de ses parents, mais son air diaboliquement angélique faisait fondre n’importe quel adulte rempli de haine à son égard. Quant à Jacques … Il n’y avait pas grand chose à dire sur le « petit Jacques ». Discret, muet à longueur de temps, il ne se confie pas plus à ses parents, qu’à ses frères. La seule personne à qui il veut bien parler est sa sœur. Ces deux enfants sont liés par un amour fraternel bien plus fort que ceux qui unissent leurs frères. Inséparables, les premières paroles de Jacques furent pour Victoria, ce qui eut pour résultat de lui attirer les foudres de sa mère, jalouse. Ces enfants ont une relation particulière, un véritable amour l’un pour l’autre, et ils sont les seuls à se comprendre l’un l’autre.
Son père est un homme âgé d’une cinquantaine d’années (il ne précise jamais son âge, même ses enfants n’en savent rien) le crâne légèrement dégarni parsemé de cheveux encore bruns. Il a l’allure élégante d’un gentleman du 19ème siècle. Toujours correctement habillé, tiré aux quatre épingles, il ne se présentera jamais aux autres avec un pli dans son pantalon. Le nez en pointe, le menton relevé, il vous regarde de haut avec un haussement de sourcil comme s’il se posait sans cesse la question : « Mais que peut bien me vouloir cette personne ? ». Ce qui ne facilite pas la discussion au sein d’une famille.
Sa mère quant à elle, est une femme du monde. De 20 ans plus jeune que son mari, elle a le teint maladif et de longs cheveux blonds pâles qui lui tombent de manière misérable sur les cheveux. Autre fois – avant son mariage – Mme de Gascogne était très belle et c’est ainsi qu’elle réussit à se faire épouser par un bourgeois alors qu’elle n’était qu’une fille de joie. Mais ces cinq enfants l’avait épuisée et volé sa beauté. Il ne lui restait plus que la dignité d’une femme du monde ayant presque perdu son statut d’épouse aux yeux de son mari qui la traitait avec mépris depuis qu’elle avait perdu son admirable beauté.

Détail de la famille de Victoria :

Les parents

- Mr de Gascogne : Personne ne l’appelle par son prénom, pas même sa femme. Cet homme garde son passé secret, préfère ne pas en parler avec sa femme. Il connaît toute l’histoire de sa famille, tant la couardise dont ils firent preuve que tant le courage et la bonne volonté qu’ils mirent pour reconstruire leur famille. Cependant cet homme est aussi noir que l’ombre derrière le mur et semble ne jamais pouvoir éprouver le moindre sentiment de compassion ou de compréhension. Il ne se montre doucereux qu’ avec ceux qui se comportent comme il le souhaite, c’est-à-dire quand ils agissent à son bon gré.
- Mme de Gascogne : Emily de son prénom, cette jeune femme est une anglaise d’origine. Fille des rues, elle fut ramassée par Mr de Gascogne un soir et il lui promit le mariage. A cette époque jeune et naïve, cette femme avait cru à l’amour. Deux mois après son mariage, elle comprit qu’il n’en était rien. Elle n’était là que pour paraître au bras de son mari qui la pavanait comme un bijou. Il la força à apprendre les bonnes manières comme si elle avait depuis toujours, une femme du monde. Il inventa une histoire de toute pièce pour raconter son enfance – en prenant bien sûr soin de ne pas préciser son précédent métier. Au début joueuse et agréable, elle est passée à déprimée et taciturne. Sa beauté s’est fanée avec sa naïveté et l’éclat de sa jeunesse a brillé en même temps que la flamme de sa passion. Ses enfants ne connaissent pas l’histoire de son passé et elle dut promettre à son mari de ne jamais la leurs raconter.

Les frères

- Augustin et Camille de Gascogne : frères jumeaux qui se ressemblent de manière exaspérante. Ils sont tout les deux aussi intelligent l’un que l’autre et semblent perpétuellement en défi. L’un a des cheveux bruns, l’autres des cheveux tendant vers le châtain. Là est probablement leur seule différence physique : ils sont tout les deux petits mais extrêmement minces, les joues creuses et les yeux vagues. Sans beauté, ces deux garçons n’attirent pas la sympathie tant par leur physique que par leur caractère.
- Henri de Gascogne : ce jeune garçon a eu le malheur de naître après des jumeaux … Ceux-ci lui en ont fait voir de toutes les couleurs et lui ont menés la vie dure. Une franche haine sépare ces trois frères. A force de coups et de railleries, Henri est devenu silencieux et asocial. Il a toujours les yeux baissés et ses mains sont toujours en train de toucher à quelque chose, ce qui est un signe de nervosité perpétuelle.
- Jacques de Gascogne : Petit dernier il passa « comme une lettre à la poste ». Ses frères n’y firent pas attention, jaloux de l’attention que lui voua leur père adoré. Celui-ci pourtant se désintéressa rapidement de lui, se contentant de le faire suivre par un chaperon jour et nuit. Il est calme et gentil. Il ne s’est jamais énervé contre personne, sa politesse est surprenante ainsi que sa maturité. Jacques est réellement un « petit homme » et c’est le plus beau des garçons de la famille.


Biographie : J’aurais aimé vous raconter que Victoria est née un beau jour de printemps, dans une famille heureuse d’avoir un enfant, en extase du plus pur bonheur. Cependant il n’en est rien. Elle est née durant la nuit passant du quatre au cinq avril, alors qu’il pleuvait des tonnes de pluie sur le toit d’une maison trouées de partout et refroidie par le vent qui se faufilait entre toutes ces fentes. L’accouchement fut horriblement douloureux pour la mère qui faillit en mourir. Elle se promit de ne plus jamais avoir d’enfant, mais elle ne respecta pas sa promesse.
Les « de Gascogne » venait d’avoir une fille, au plus grand désarroi du père qui rêvait d’un fils aîné pour avoir un héritier. C’est pourquoi il se désintéressa rapidement de l’enfant, la jugeant « inutile ». Ils songèrent à la donner à un orphelinat, mais changèrent d’avis lorsqu’ils constatèrent la beauté de leur fille après seulement quelques jours. Celle-ci avait hérité des cheveux blonds et des traits fins de sa mère. Son père finit par accepter d’un ton bourru de la garder en décrétant que « sa beauté pourrait nous servir un jour ».

Victoria avait à peine deux ans lorsque naquirent ses deux frères, des jumeaux. Le père fut ravi d’accueillir deux garçons dans la famille, cependant le problème si terre-à-terre (et déplacé pour un père) de la succession se présenta à nouveau à son esprit. Comment décider duquel dirigerait les affaires de Gascogne à son affaire ? Non finalement, des jumeaux n’étaient la meilleure des nouvelles. Eux aussi grandirent sans avoir la beauté de leur mère ni de leur père. Le visage blafard aux traits grossiers et les yeux légèrement globuleux, il était certain que les jumeaux de Gascogne ne ferait pas un mariage d’amour.
Agée maintenant de quatre ans, Victoria vit sa mère hurler à la mort lors de son accouchement : l’enfant qu’elle mettait au monde était turbulent et brusque. Le père se méfia aussitôt du caractère qu’aurait cette enfant. Pourquoi fallait-il qu’il crie si fort ? Ces hurlements stridents fatiguaient Victoria qui ne rêvait que d’une seule chose : s’allonger dans le lit de sa mère pour dormir ou manger la sucette qui était exposée dans la boutique en face de l’hôpital. Le père n’était toujours pas satisfait de son successeur : il était trop turbulent (et cela se vérifia au fil des années).
Les parents de Gascogne finirent par laisser tomber, perdant à jamais l’espoir de voir naître le digne successeur. Cependant, un accident survint et naquit alors le petit Jacques. Frêle et fragile, le bébé pleurait si peu qu’il en inquiétait les médecins. Mr de Gascogne ne put s’empêcher de soupirer de soulagement : voilà enfin un enfant digne de le succéder.

Victoria avait six ans quand son frère Jacques naquit. Elle ressentit aussitôt un amour profond pour son petit frère à l’air si fragile. Elle s’en occupa avec amour, séchant ses larmes lorsqu’il pleurait, jouant avec lui lorsque celui-ci grandit. Lorsqu’ils étaient ensembles, les deux enfants oubliaient tout ce qui les entourait. Ils oubliaient le regard sévère que portait leur père sur Victoria qui passait plus de temps à s’occuper de son frère qu’à suivre les cours de bonne tenue qu’il lui payait. Ils oubliaient les reproches que faisaient sans cesse leurs parents à Jacques, lui reprochant de ne pas prendre son rôle de successeur au sérieux. Non, quand ils étaient ensembles, ils étaient si fort que même leurs parents ne pouvaient se dresser entre eux.

Cependant, ils y arrivèrent. Ils voulaient mettre Victoria en pension quelque part, pour l’obliger à suivre son éducation de femme du monde. Ils voulurent l’envoyer au nord, près de Lilles. Ils prétextaient son manque de sérieux au travail, mais elle savait très bien que c’était pour la séparer de Jacques. Elle hurla, frappa, détruisit tout ce qui lui tombait sous la main, empêchait ses parents de l’approcher. Sa fureur était hystérique, elle perdait le contrôle d’elle-même tellement elle était furieuse. Elle avait à peine dix ans, mais elle n’était pas dupe. Ses parents ne l’auraient pas, elle se le jura. Mais tout s’arrêta rapidement. Alors qu’elle était toujours dans sa crise d’hystérie, le visage dans les mains en pleurant bruyamment, elle entendit des petits pas. « Ses » petits pas. Elle leva les yeux et vit alors les deux yeux marrons de son tendre petit frère la regarder avec gentillesse, comme il le faisait à chaque fois qu’elle était triste. Et avant qu’elle ne puisse dire quoi que se soit, il la prit dans ses bras en la serrant contre lui. Il ne dit rien mais Victoria comprit le message. Il voulait qu’elle parte. Ses sanglots reprirent mais plus doucement et plus désespérés. Comment l’abandonner ? Comment pourrait-elle seulement envisager de l’abandonner aux griffes de ses parents ? Il lui avait alors pris le visage et lui avait murmuré ceci : « Où que tu sois, je t’aimerais toujours. ». Alors Victoria accepta. Sans un mot de plus, elle sécha ses larmes et se leva. Deux jours plus tard, elle partit vers la pension pour jeune fille où l’avait inscrite son père.
Ils n’avaient pas prévu ce qui arriverait.

A mi-chemin, alors qu’elle était dans le train vers Lilles – le plus rapide d’Europe – un problème d’aiguillage se produisit, sans que le conducteur en soit informé. En découla un accident frontal entre deux trains et presque tout les passagers furent tués sur le coup. Victoria était mortellement blessée, un œil gravement blessé qui pourrait entraîner la perte de vue définitive. Elle agonisa sur un lit d’hôpital pendant plusieurs semaines pour finir par tomber dans un demi-coma se traduisant par une inconscience troublée par des paroles incompréhensibles et illogiques. Après six mois en hôpital, elle n’eut aucune séquelle à part un léger boitillement du pied droit. La pupille de son œil blessé était désormais cerclé de rouge et son autre œil avait eu une étrange couleur bleutée. Rien n’altéra à sa beauté à son grand dam. Elle en avait assez d’être jugée d’après son physique et pour ce qu’elle ressentait au fond d’elle. Mais soit, au moins elle était toujours vivante.

Son pouvoir se révéla deux semaines plus tard lors d’une dispute violente avec son père. Sa mère était assise derrière lui, les yeux brillants comme si elle allait se mettre à pleurer d’un moment à l’autre. Ses frères étaient partis pour le week-end chez des cousins pour chasser à la cour, la laissant seule en proie aux foudres de son détesté père. Alors que celui-ci s’apprêtait à lui donner une violente raclée, Victoria sentit une atroce brûlure dans son œil droit et crut perdre connaissance. Au lieu de tomber sur le sol comme si elle s’attendait, elle continua de tomber en ayant l’impression que sa tête tournait. Elle sentit finalement le sol sous ses pieds (à quel moment avait-elle décollé ?) et regarda autour d’elle. Elle se trouvait dans une vieille ferme dans le sud de la France. Elle se rappela que la propriété des de Gascogne était dans le sud. Probablement ce qu’elle voyait. Pour la suite, elle avait effacé ce souvenir de sa mémoire dès qu’elle s’était rendu compte que ce qu’elle voyait, était une « partie » de son père. Celui-ci ressortit de cette vision complètement bouleversé, ne comprenant pas ce qui venait de se produire – pas plus que sa fille. Il la chassa du salon où ils se trouvaient et ne lui adressa plus la parole pendant un mois, la fuyant du regard et faisant tout pour ne pas se retrouver seule avec elle dans la pièce, comme si elle était l’incarnation du mal …
La deuxième vision se produisit lors d’une dispute avec Camille cette fois. Elle le trouvait imbu de lui-même, arrogant, hautain et « complètement en-dessous de la moyenne d’intelligence de la plupart des ouvriers ». Celui-ci lui renvoya avec sarcasme que son avis n’avait pas plus d’avis qu’un mouchoir de jardinier. Cette insulte combinée à un snobisme si spontané la révolta au plus haut point. Elle s’apprêta à le gifler magistralement quand son regard croisa celui de son frère. La même sensation qu’avec son père se produisit. Cette fois, elle atterrit dans la maison qu’elle connaissait et vit son père regarder avec dédain ce qui semblait être le bulletin de notes de Camille, et féliciter avec fierté Augustin. « Alors, c’est ça ce qui te hante le plus ? » pensa Victoria. Comment avait-elle pu comprendre que c’était son pire souvenir ? Par les sensations qu’elle en ressentit : humiliation, tristesse, colère, honte. Elle sentait ces sentiments la transpercer comme si c’était elle qui le vivait à la place de son frère. Lorsqu’elle revint à la réalité, elle était beaucoup plus calme que la première fois. Cette fois, elle avait compris sa « capacité ». Elle ne chercha pas à comprendre le pourquoi du comment. Elle avait compris que c’était par son accident, mais n’approfondit pas ses réflexions.

Le temps passa, et le pouvoir de Victoria se manifesta plusieurs fois. Une fois à chaque membre de sa famille, sauf à son petit frère Jacques. Personne n’en fut vraiment étonné. Un soir ses parents décidèrent de sévir. Sa mère sortit un vieux chiffon d’une des servantes et pendant qu’elle tenait sa fille – qui avait beaucoup plus de force qu’elle – son mari tentait d’attacher un foulard sur son « œil maudit ». Après moult coups et injures, il parvint à le lui attacher. Et lorsqu’il la lâcha, elle ne s’empressa pas aussitôt de le retirer, tout simplement encore sous le choc de l’affrontement. Elle ne dormit pas de la nuit, tourmentée par son aventure. Lorsque l’aube pointa, elle en était arrivée à la conclusion que cette solution n’était pas la pire. Bientôt, elle devrait rentrer au Collège et elle ne pouvait pas prendre le risque d’éveiller son pouvoir à chaque personne qu’elle rencontrerait. Elle inventerait une histoire pour justifier son foulard.

Ses années au collège furent sans exploit. Elle ne fréquenta personne de peur de leurs faire du mal par son pouvoir incontrôlable. Alors elle fut seule pendant ces années. Seule et sans exploit scolaire – contrairement à Augustin et Camille ce dont ses parents ne se privaient pas de mettre en avant. Pendant les dernières grandes vacances la séparant de l’entrée au lycée, son père revint un soir d’un voyage en Ardèche. Son visage était heureux et ravi à la fois. Sa femme voulut savoir ce qui le mettait de telle humeur, mais son mari se garda bien de lui répondre sans lui lancer un clin d’œil malicieux. Mme de Gascogne rougit en elle car cela faisait bien longtemps que son mari ne l’avait plus regardé ainsi.
Au souper, son père se décida enfin à annoncer la nouvelle qui semblait si merveilleuse – toute a bonne humeur s’était fait sentir dans la maison et régnait une ambiance de fête. Le maître de famille commença alors son récit. Victoria n’en écouta pas le début car il parlait d’une réunion avec un homme au placé – elle ne comprit pas son nom – mais dressa l’oreille quand elle entendit son prénom. Et ce n’était pas pour lui plaire. Son père annonça qu’il lui avait trouvé un lycée « qui lui conviendrait ». Son visage se ferma. Ces trois mots voulaient tout dire : cela concernait son « petit défaut ». Elle ne discuta pas, trop fatiguée de se rebeller contre ses parents. Son seul regret, ce qui la remplit de tristesse était qu’elle devrait quitter Jacques. Elle n’avait pas le choix, elle serait en internat. Mais une fois de plus, Jacques montra une maturité étonnante mais blessante pour Victoria : il se détourna d’elle sans dire un mot après le souper. Et il ne lui adressa plus la parole jusqu’à son départ où il lui tendit une enveloppe avant de se jeter à son cou. Victoria pleura autant de joie que de tristesse, soulagée que son frère lui ait dit au revoir. Dans un sec « au revoir » à l’adresse du reste de la famille, elle monta dans le train et s’arrangea pour ne pas avoir à les regarder. Lorsque le train démarra, elle ouvrit l’enveloppe et y trouva un dessin que Jacques avait fait : il la représentait en train de tenir la main de Jacques et tout les deux souriaient. Il avait rajouté des mots maladroits « Ne m’oublie pas ». Victoria fondit à nouveau en larmes en serrant le dessin de son frère contre son cœur jusqu’à son arrivée en Ardèche.

Portrait Physique : Victoria n’est pas grande du tout, presque petite mais son corps est bien proportionné. Son visage n’a plus les traits d’un enfant depuis son accident, ils sont fermes et précis, même expressifs. Ses longs cheveux blonds tombent en cascade désordonnée sur ses épaules. La foulard qu’elle porte sur son œil droit se mêle à ses cheveux blonds et quelques mèches rebelles ont été prises avec. Son œil gauche – celui qui est visible – a une étrange couleur bleutée à variantes. Evidemment hors du commun, elle hérita de cette étrange couleur après son accident : elle avait des yeux bleus pâles avant mais son accident envoya quelques débris de verre dans ses yeux et du sang pénétra dans ses pupilles sans jamais en ressortir et donnant cette étrange teinte.
Ses mains sont blanches et semblent fragiles cependant si elle vous saisit le bras, vous en sentirez toute la fermeté et la force.
Son corps paraît en général fragile, comme s’il allait casser à n’importe quel moment mais il en est tout le contraire. Son combat perpétuel avec son père – au sens figuré - , ses combats avec ses frères – au sens propre - la forcèrent à se rendre plus forte, plus dure qu’elle en avait l’air. Pas très souple, elle est pourtant dotée d’une rage de vivre qui se traduit par une force surprenante pour une enfant de sa constitution.

Caractère : Victoria est une enfant taciturne : pas bavarde et à l’expression rebutante. Elle n’est pas quelqu’un qui donne envie d’engager la conversation. Ses lèvres souvent pincées et ses sourcils froncés, elle préfère se mettre dans un coin sombre pour écouter les autres que de se joindre à eux pour engager la conversation. Elle développa cela dès qu’elle fut en âge de comprendre qu’elle n’était pas du tout désirée par son père. Elle se renferma sur elle-même, se blindant d’une carapace d’indifférence.
Cependant Victoria aime rencontrer des gens, parler avec eux et même rire mais elle s’était interdit cela (encore plus que dans son enfance) dès l’apparition de son pouvoir. Elle a toujours peur de « blesser » quelqu’un par accident, persuadée que cette personne la rejetterait alors en la traitant de monstre. Elle avait développé cette certitude à force d’entendre ses parents le répéter « Qui voudrait d’un monstre tel que toi ? Tu resteras seule toute ta vie ma pauvre fille ! » Paroles sèches et mal venues de la part de parents qui sont sensés vous aimer de manière inconditionnelle.
Elle a donc développé un caractère pessimiste et noir par la force des choses. Elle n’ose pas faire confiance aux gens, a parfois presque peur d’eux par reflet de sa crainte de leur faire peur. Enfant perturbée et traumatisée par son enfance, elle ne connaît la définition « d’amour » que par son petit frère qu’elle aime d’un amour tendre. Elle n’ose révéler ce côté sensible de son cœur qu’à lui, comme lui ne parle qu’à elle.
Etant maintenant séparée de lui, Victoria a encore plus peur car elle n’a plus ses repères, ses habitudes et son frère qui la soutient dans ses moments difficiles. Elle a peur de rencontrer d’autres étudiants, ne sachant pas du tout comment elle devrait se comporter, ni quoi dire.

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MessagePosté le: Ven Oct 13, 2006 06:32 pm    Sujet du message: Publicité

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Armand Estagiel
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Localisation: Tenez-vous vraiment à la connaître ?

MessagePosté le: Sam Oct 14, 2006 05:01 pm    Sujet du message: [Validée] Victoria de Gascogne Répondre en citant

Bienvenue Victoria ^^

Voilà, j'ai enfin terminé la lecture, très agréable d'ailleurs.
Je vois peu de choses à redire, tout est précisément décrit (je crois que c'est la première fois que je lis une partie sur la "famille" aussi longue XD).
L'explication du don est claire, intéressante.

Bref, c'est très bien tout ça.

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Victoria de Gascogne
Elève


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MessagePosté le: Dim Oct 15, 2006 02:05 pm    Sujet du message: [Validée] Victoria de Gascogne Répondre en citant

J'ai eu pleins d'inspirations pour la famille c'est un exploit extraordinaire même unique je crois Laughing

Mais j'suis fière j'étais persuadée qui allait y avoir des annicroches Confused

J'vais pouvoir aller joueeeeeeer Razz Merchi bien ^^
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 07:17 am    Sujet du message: [Validée] Victoria de Gascogne

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