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1875 - Une école élitiste qui renferme de bien sombres secrets...
 
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Armand Estagiel
 
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Armand Estagiel
Directeur


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Age: 40 ans
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Localisation: Tenez-vous vraiment à la connaître ?

MessagePosté le: Sam Juil 15, 2006 07:22 pm    Sujet du message: Armand Estagiel Répondre en citant

Nom : Estagiel

Prénom : Armand

Pseudonyme : Athanase (qui signifie "immortel", il l'emploie sous sa seconde identité)

Date de naissance : 1er janvier 1835

Age : 40 ans

Classe sociale : Haute bourgeoisie

Ville : Paris, dans le quartier du Marais

Profession : Directeur de lycée, chef d'entreprise sous sa seconde identité et chercheur à ses heures…

Signe(s) particulier(s) : L'esprit d'Armand est particulièrement transcendant dans les domaines logique et scientifique. Depuis qu'une expérience qu'il s'était appliqué à lui même a mal tournée, il a sensiblement changé d'apparence et ne supporte plus les rayons trop puissants du soleil.

Famille :
La fortune des Estagiel puise ses origines dans le commerce. Cette famille, aujourd'hui à l'apogée de sa richesse, a commencé à se distinguer de la petite bourgeoisie lorsque le grand père d'Armand, Lambert Estagiel est devenu propriétaire d'une boutique de gants dans une ville proche de la capitale. Les ressources s'accumulant, il a investi dans un deuxième magasin dans un quartier chic de Paris et c'est son fils, Simon Estagiel, alors âgé de vingt deux ans, qui fut chargé de le tenir.

Père : Simon Estagiel (1802 – 1869). A vingt deux ans, Simon se retrouva propriétaire d'une boutique fréquentée par la belle société. Conscient de sa place privilégiée, le jeune homme s'enorgueillit rapidement et ne songea bientôt plus qu'à étendre sa puissance et sa richesse. En 1834, sa rencontre, puis son mariage, avec Catherine Blamont, fille unique du directeur d'une entreprise de textile, lui permit de s'imposer dans la haute société. La chance l'accompagna quelques années encore avec la naissance de son fils et la mort du père de Catherine en 1840, qui lui permit d'hériter de son entreprise à une époque où l'industrie se développait en créant les nouveaux riches…

Mère : Catherine Estagiel (née en 1815). Fière et intelligente, Catherine n'est pas le genre de femme qui se contente d'attendre sagement son mari au foyer. Sans s'imposer, elle a su gagner l'estime d'Estagiel et a bien vite placé son rôle de femme et de mère en second rang pour devenir son alliée…

Epouse : Oriane Estagiel (1842 – 1865). Oriane était une jeune femme distante et rêveuse. Son bref passage sur terre a marqué peu d'esprits. Sa mort n'aurait probablement pas éveillé tant de pitié si elle n'avait pas été aussi rapide et aussi étrange. Douce, aimable, dévouée à son époux, elle laissa une image positive dans le cœur des gens. Pourtant, ses airs candides et adorables n'étaient qu'un leurre car derrière ses airs altruistes et candides, elle dissimulait un caractère très sélectif, qui ne la retenait qu'auprès des personnes qu'elle jugeait dignes d'intérêt, d'où sa grande solitude.

Fils : Hoel Estagiel, né en 1864, disparu un an plus tard, en même temps qu'Armand, le jour de la mort d'Oriane.


Biographie :

1835, la misère inonde les rues de Paris. Sous ses eaux cruelles, le peuple ploie, et les cadavres affluent en nombre sur le pavé. Les cimetières sont surpeuplés. La ville exhale des relents de tous ces corps en décomposition. Une mort banalisée. Une mort nécessaire à la survie des plus vigoureux. Cachés dans l'ombre, des essaims de petits orphelins guettent les proies faciles à débourser, pillent la maigre fortune des trépassés et, leurs opérations menées à bien, disparaissent, tels des rats, dans les égouts, leur repère. Les conditions difficiles créent les criminels. On ne comptabilise plus les meurtres. Ceux que l'on parvient à arrêter échouent sur la place St Jacques pour le plus grand plaisir d'une population en manque de distraction, d'une population avilie par le système. La lame tombe, le sang gicle, une tête roule, les acclamations s'élèvent dans la foule. Drame quotidien.
L'industrie fait ses premiers pas, et entraîne un dérèglement sociale. La noblesse s'appauvrit, la bourgeoisie s'enrichit, le peuple subit davantage. On exploite les ouvriers. On les exploite pour une misère. Paris agonise.

Si Armand naquit dans la capitale à cette sinistre époque, il ne souffrit guère de la tragédie qui se déroulait dans les bas quartiers. La fortune lui donna le jour dans un appartement bourgeois du Marais, au coeœur de ces familles privilégiées qui montaient en puissance grâce au déploiement de l'industrie.
Bien que la présence de ses parents laissait à désirer, il vécut une enfance paisible et relativement heureuse. M. Estagiel passait la majeure partie de son temps dans son grand et faste bureau tandis que son épouse fréquentait les salons littéraires les plus prisés de la ville. Particulièrement fiers de leur ascension sociale, tous deux ne manquaient pas une occasion pour s'afficher en présence des gens les plus estimés du pays, de sorte qu'ils ne pouvaient se permettre de perdre du temps avec leur enfant, ou plutôt, leur successeur. Ainsi, on relégua très vite Armand à une nourrice, comme il était de coutume dans les riches familles, et on ne l'autorisa à paraître devant ses parents qu'aux heures de repas, moment où les deux époux prenaient connaissance des "prouesses" de leur conjoint et se donnaient force de conseils pour améliorer leur statut. Si le couple n'était pas complice en amour, il l'était énormément en affaires. M et Mme Estagiel se vouaient une estime réciproque et déclaraient à qui voulait l'entendre que leur union était parfaite car ils étaient appelés à faire de "grandes choses" ensemble.
Lorsque leurs sujets de conservation s'épuisaient, ils se tournaient enfin vers leur fils afin de vérifier les connaissances qu'il avait acquises au cours de la journée. Encouragé par leur attention, précieuse dans sa rareté, l'enfant s'exécutait de bon coeœur et récitait fidèlement ses leçons. La perspective de se faire remarquer quelques instants auprès de ses géniteurs et de leur plaire, exacerbait son désir de réussite. Armand voulait leur prouver sa valeur et ses bons résultats et son sérieux satisfaisaient furieusement les Estagiel. C'était un enfant intelligent, une preuve convaincante de la réussite de leur mariage.
Le jeune garçon connu une enfance très solitaire, entièrement dédiée au travail. Jamais il ne lui vint à l'idée de se plaindre. Les marques d'affection ne l'intéressaient pas. Tout ce qu'il souhaitait, c'était recevoir les panégyriques de ses parents lorsqu'il décrochait une excellente notre. Son cœoeur se fermait, mais son orgueil se gonflait. Il adorait ça.

A onze ans, il fut envoyé dans un prestigieux collège, où il mena de brillantes études et, sous les conseils de ses parents, se rapprocha des élèves issus des plus illustres familles. Attirer leurs faveurs lui suffisait. Seuls les compliments qu'ils pouvaient lui accorder l'intéressait. Il aimait se sentir exister pour les êtres qu'il jugeait supérieurs. Il fallait qu'on l'apprécie, qu'on l'admire. C'était chez lui un besoin vital, un désire insatiable.
Armand rapportait de bons bulletins à ses parents. On disait que les grandes et nobles familles le prenaient comme un exemple de bonne conduite lorsqu'ils faisaient la morale à leur fils. Les Estagiel étaient ravis et ils commencèrent à lui témoigner plus d'attention. Désormais, le jeune garçon pouvait s'immiscer dans les conversations familiales pour partager ses nouveaux exploits avec ses parents. Tous trois se félicitaient mutuellement. En surface, leur entente était idéale. Aucune dispute n'éclatait, et tous se respectaient. Un respect tristement froid. Basé sur la réussite. Dénué d'amour et d'humanité.

Lorsqu'il atteint le seuil des quinze ans, ses ambitions se modifièrent sensiblement. Faire partit de l'entourage des célébrités ne lui convenait plus. La gloire lui tendait les bras. Ne la méritait-il pas ? La fortune des Estagiel s'accroissait chaque année, au détriment des ouvriers. Son intelligence et sa prestance n'avaient rien à envier aux plus honorables personnalités de son école, certain gravitaient déjà autour de lui et il devenait très côté auprès des jeunes filles. Ce dernier constat était très significatif pour lui car il mettait en exergue son élévation sociale. Les flatteries qui le berçaient depuis sa plus tendre enfance ne cessaient d'alimenter son égotisme. Et, dès qu'il se plaça sur un piédestal, s'attribua un rôle de dominant, adopta un comportement altier et arrogant, la déférence qu'il imposa à son entourage l'emporta très haut. Le Grand Monde ne parlait plus que de l'avenir prometteur qui s'annonçait à lui, il devint la coqueluche des salons et son père l'entretenait de plus en plus fréquemment de ses affaires, puisqu'il devait lui succéder. Cette idée ne lui déplaisait pas. Le jeune homme se voyait bien trôner dans un large et confortable fauteuil de velours, entouré de luxe, tandis qu'au bas de la chaîne, de pauvres hères, pour qui il serait l'unique moyen de survie, le Tout-puissant, se tueraient à la tâche pour amasser quelques pièces. Mais, Estagiel senior n'était pas encore au bord de la retraite et, en attendant son heure, Armand poursuivait tranquillement ses études et il décida de se spécialiser dans le domaine scientifique.
Au sein de l'université, ainsi que dans tous les lieux fréquentés par "l'élite", son comportement était irréprochable. Pourtant, ses actes à l'extérieur de ce cercle donnèrent naissance à quelques rumeurs peu reluisantes. Armand possédait une influence telle qu'il se croyait en droit de tout faire, et il profitait adroitement de la terreur qu'inspirait sa personne lorsqu'il quittait ses airs mielleux pour dévoiler son côté cruel et impitoyable. Le monde de la débauche s'ouvrit à lui. Et, ses scènes d'alcôve étaient, disaient-on, trop atroces pour que l'on puisse en souffler un mot sans offenser la décence, car l'imagination ne lui manquait pas lorsqu'il s'agissait de satisfaire son appétit sexuel et son goût pour le sadisme. Il profitait de façon éhontée de la misère du peuple pour attirer jeunes filles, jeunes garçons, parfois encore enfants dans son filet en agitant quelques pièces scintillantes. On ne le connu bientôt plus que pour ses supposés scandales. Même ses parents s'éloignèrent de lui, recul incité par une crainte et un dégoût évident.

Aux alentours de vingt ans, Armand se découvrit un vif intérêt pour les expériences scientifiques sur des sujets humains et pour l'occultisme. Il intégra un club de science assez interlope et s'y impatronisa rapidement avec pour ambition d'étendre la puissance de l'homme, d'aller au-delà des limites connues, de découvrir le secret de l'existence et de la création. Afin de mener à bien ses projets, il fit enlever les orphelins qui arpentaient les rues. Beaucoup ne reparurent jamais, ou dans un état tellement lamentable qu'ils rendaient l'âme dans les jours qui suivaient.
Les années passèrent, la cruauté d'Armand s'amplifia et il devint très estimé dans le milieu scientifique. Sa réputation n'était plus à faire. Les portes des grands salons se fermaient peu à peu devant lui. On le redoutait. Désireux de le voir sortir de cette situation critique, et pour préserver leur honneur, ses parents lui conseillèrent de prendre une épouse. Un mariage traditionnel émousserait les commérages, et une vie de famille le calmerait peut-être... Armand suivit leur conseil. Son image se devait d'être redorée, et il lui fallait un héritier. La propagation de sa lignée avait quelque chose de rassurant en soit. Six mois plus tard, alors qu'il entamait sa vingt-septième année, il trouva une épouse en la personne d'Oriane Fontaine. La cérémonie fut grandiose. Le jeune homme dont on critiquait tant les mauvaises moeurs acceptait vraisemblablement de rentrer dans le droit chemin et ses parents autant que lui-même tenaient à ce que l'évènement soit connu de tous. Passé le "supplice" de l'église, il s'en serait volontiers abstenu mais mieux valait faire bonne impression jusqu'au bout, tous les invités se retrouvèrent dans une vaste et luxueuse salle de bal et Armand passa la soirée à se faire valoir auprès des convives. Convives qui ne laissèrent pas une trace très profonde dans sa mémoire. Des visages sur lesquels il ne pouvait poser de noms, des noms sur lesquels il ne pouvait poser de visage.
Les jeunes mariés s'offrirent un luxueux appartement au Marais, quartier que, pour une raison obscure, Armand ne semblait pas vouloir quitter et coulèrent des jours tranquilles. Nul ne sait si Estagiel aima vraiment Oriane, et beaucoup s'accordent à penser qu'il serait incapable d'éprouver un tel sentiment, à l'inverse de la demoiselle. La vénération qu'elle lui vouait et son aveugle dévotion le remplissaient d'orgueil. Personne ne crut en leur union. Tous se doutaient qu'Armand ne s'y serait pas résigné si cela ne servait pas ses intérêts. Pourtant, à la surprise générale il sembla que la belle Oriane sut apprivoiser son mâle. A dater de son mariage, le jeune homme ne se montrait plus qu'en présence de sa femme, mit un terme à toutes ses liaisons et abandonna ses lieux de débauche. Son épouse retenait toute son attention, il la comblait et faisait des envieuses. Mais ce changement subit devait-il être pris au sérieux ? N'était-ce pas qu'une comédie habilement jouée ? De la poudre au yeux destinée à regagner la confiance du monde qu'il s'était aliénée ?

Deux ans plus tard, un enfant naquit, un garçon. Oriane était aux anges, Armand vécut "l'événement" avec une parfaite indifférence. Un bébé n'était qu'un être insignifiant, il s'y intéresserait s'il le méritait, et pour l'heure, le nouveaux né n'était pas en mesure de lui prouver sa valeur. Le serait-il seulement un jour ? Car, un an plus tard, Oriane trouva la mort de façon fort curieuse et Armand disparut avec son fils.
L'affaire laissa perplexe le pays entier. Cependant, les membres de son organisation "scientifique" détenaient peut-être la réponse au mystère. Il se murmurait qu'une expérience avait mal tournée...
Une enquête fut menée mais elle n'aboutit à rien de très concluant. L'autopsie du corps de la malheureuse Oriane détermina néanmoins la cause de sa mort : un vieillissement prématuré des organes. Une maladie rare qui ne pouvait en aucun cas impliquer Armand dans son trépas. Les interprétations ne manquaient pas, tout le monde avait son opinion, aussi absurde soit-elle, sur le sujet, seulement, celui qui détenait le témoignage le plus recevable, Armand autrement dit, restait introuvable.
L'hiver 1869, Estagiel senior contracta une pneumonie qui eu raison de lui en quelques semaines. Un cousin éloigné, dont personne n'avait entendu parler fut appelé à prendre la direction de l'entreprise. L'homme se montra très discret. Personne ne put voir son visage. On savait juste qu'il se prénommait Athanase et ses cheveux blancs laissaient à supposer qu'il devait avoir aux alentours de cinquante ans. Ce curieux personnage ne s'éternisa pas à Paris. Après avoir réglé quelques affaires, il prit un directeur adjoint et quitta la ville pour n'y reparaître qu'une fois tous les deux mois.
En juin 1871, un vaste château, construit dans un lieu isolé en Ardèche, fut acheté au nom d'Armand Estagiel et de grands travaux débutèrent. Devant une telle nouvelle, les curiosités endormies s'éveillèrent. Armand était toujours en vie ? Que lui était-il arrivé ? Quelles folles ambitions nourrissait-il avec ce château ? Malgré l'attention qui fut accordée à l'événement, Estagiel parvint à préserver son secret jusqu'à la fin des travaux.
Le 1er juin 1875, il annonça l'ouverture de son lycée, uniquement réservé aux élèves particulièrement doués, qui proposait un nouveau système d'éducation, plus axés sur le côté créatif. Si ses étranges changements physiques rebutèrent au premier abord, l'idée présentée séduit et, trois mois plus tard, l'école accueillit ses premiers élèves.

Portrait Physique :
Armand est un bel homme. Combinées à une démarche assurée et hiératique, sa grande taille, sa corpulence svelte, solide et son charisme ne manquent pas de susciter l'intérêt des dames. Pourtant, sa personne n'a rien de très engageant. Une aura malsaine, glaciale s'en dégage, ce qui tend à rendre sa présence assez dérangeante. L'homme inspire la méfiance. Ni sa courtoisie, ni son amabilité ne pourraient dissimuler entièrement le mal qui l'habite. On le traitera alors avec une déférence "sécuritaire", dictée par la terreur.
Du haut de ses 1m85, une taille tout à l'honneur de sa fierté, il lui est facile d'adopter un port altier ; un air dominateur et méprisant lorsqu'il baisse négligemment les yeux pour considérer ses interlocuteurs. Moyen efficace pour les intimider et souligner sa position supérieure, que ses caractéristiques physiques appuient presque naturellement.
Ses cheveux, châtains foncés à l'origine, ont blanchi avant l'âge et, leur décoloration, rehaussée par quelques mèches grises, apporte une touche de sévérité, qui retient toute contestation, à l'ensemble de son visage.

La teinte crayeuse de sa peau, l'expression et la couleur de ses yeux lui confèrent un côté méphistophélique. Autrefois pigmentés d'un noir profond, ses iris arborent désormais un rouge sanguin inquiétant qui, comme les tons vifs d'un reptile venimeux, annoncent les prodromes du danger. La forme étirée de ses yeux ainsi que celle arquée vers le haut de ses sourcils vont dans ce sens en distillant un sadisme et une intelligence rusée. Fou serait celui qui oserait lui résister après avoir croisé ses prunelles, dont le regard maléfique serait susceptible de donner réalité aux superstitions les plus absurdes.
Tout en lui donnant un agréable profil, son nez long, étroit, au bout quelque peu pointu prévient sa malice et sa forte prétention. Peu sensuelles par leur finesse, ses lèvres accentuent l'aigreur et la cruauté de ses sourires sardoniques, appuient les menaces qui se devinent souvent derrière ses tournures patelines. L'apparence d'Armand s'accorde harmonieusement avec sa personnalité. Il est la parfaite incarnation du démon.

Caractère :
Il existe peu d'hommes cruels au point de faire douter de leur humanité. Armand entre dans l'exception. Cette exception indomptable, qui agit sans distinguer le bon du mauvais, l'ennemi de l'allié. Cette exception insensible qui évince et détruit tout ce qui vient troubler ses projets. Ambitieux, pervers, sadique, indifférent aux souffrances des autres, cet horrible personnage suit les caprices de ses penchants sans jamais remettre en question l'atrocité de son comportement. Complètement amoral, il aime choquer l'opinion publique, torturer à l'excès le corps et le moral de ses victimes, avec une préférence méprisable pour les êtres habités de candeur. Le monde semble composé de fétus de paille sur lesquels il peut souffler à sa guise sans provoquer la moindre conséquence compromettante. Des fétus qu'il disperse, plie et brise avec un large sourire étalé sur ses lèvres vipérines. Le plaisir manifeste qui s'épanouit alors sur son visage pourrait laisser à penser que ses agissements n'ont de raison d'être que celui d'assouvir ses désirs. La réalité est bien pire.

Armand n'est pas le méchant type qui fait le mal pour le mal. Non. Une véritable idéologie se cache derrière, celle de créer une société élitiste, selon son utopie, un monde où les trop nombreux simples d'esprits seraient annihilés, ou totalement asservis, et où les droits ne seraient accordés qu'aux plus vifs esprits. La création de son lycée annonce de façon sérieuse et inquiétante la mise en place de son projet. Mais qui se douterait que la tolérance d'une telle école pourrait mener la société à sa perte en y infiltrant progressivement et insidieusement ses idées ? Bien que sa volonté respire la folie, prendre le cas d'Armand à la légère le serait tout autant car ses intentions ne sont jamais dévoilées qu'au dernier moment, lorsque sa victoire est assurée.

En attendant, sa ruse fine et son titre le mettent à l'abri de tout jugements et, afin d'écarter les soupçons, il endosse presque systématiquement le rôle du parfait gentleman. Aimable, avenant, serviable, beau parleur, flatteur, Armand est capable d'alterner habilement les attitudes qui séduisent la plupart des gens. Très intelligent et très vif, il sait faire preuve d'esprit et d'éloquence dans ses conversations. S'il cherche à attirer les faveurs de son interlocuteur, ce qui est fréquent, ses paroles souligneront toujours les prétendues valeurs de la personne. Technique qui peut être utilisé sans crainte sur le directeur puisqu'il aime recevoir des compliments, susciter intérêt et convoitise. Son égotisme insatiable a sans cesse besoin d'être alimenté. Cependant, il serait stupide de tenter d'acquérir ses bonnes grâces de cette façon. Cet abominable personnage n'agit que pour satisfaire ses intérêts. Par exemple, il ne faut pas s'imaginer qu'il évite de critiquer et de se moquer ouvertement des êtres les plus ridicules par pitié : son apparente indulgence n'est qu'une tactique de manipulation. En revanche, ceux qui attisent son courroux risquent de se retrouver confronté à un homme sardonique et cynique. Celui qui ferait alors l'erreur de lui tenir tête subirait une défaite cuisante, et disparaîtrait peut être dans les heures qui suivantes... A moins qu'il ne s'avère plus fort que lui. Rare possibilité. Dans tel cas, Armand éviterait la confrontation et vous le retrouverez soudain très affable, très mielleux. Cette soumission feinte ne durerait qu'un temps. Le temps d'éliminer le "gêneur".

Puisque Armand cultive avec soin le mystère qui entoure sa personne, nous connaissons peu de choses sur le fond de sa pensée. Il semblerait cependant que ses expériences scientifiques sur le corps humain aient été encouragées par sa peur de la mort. L'homme caresse vraisemblablement le rêve de découvrir l'immortalité. Une recherche vaine et désespérée qui laisse transpirer un malaise certain.

Questions hj :

Avatar : Bory chan
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MessagePosté le: Sam Juil 15, 2006 07:22 pm    Sujet du message: Publicité

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