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Un très long voyage
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Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet Institut Estagiel Index du Forum >>> A l'intérieur du château - Rez-de-Chaussée >>> Le hall d'entrée
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Gabriel Lelierre
Elève


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MessagePosté le: Sam Aoû 12, 2006 06:40 pm    Sujet du message: Un très long voyage Répondre en citant

Gabriel s’était envolé pour le lycée il y avait déjà un certain temps à présent. Quelques heures tout au plus. Quelques heures dans une voiture basculant sans cesse à cause de la marche des chevaux qui la tiraient. Bien que le paysage soit magnifique à n’en pas douter, Gabriel s’ennuyait. Il commençait un peu à regretter d’avoir accepté d’accorder à ce très cher établissement sa présence des plus précieuses. Il tapotait de ses doigts gantés l’une des fenêtres du fiacre, regardant à l’extérieur d’un air morne. Pourquoi installer un tel lieu aussi loin ? Impossible, cet Estagiel devait vraiment être un personnage loufoque pour réaliser ce genre de chose, c’était pas croyable.

Déjà le voyage en train, maintenant ceci avec le balancement des chevaux sans arrêt, ce n’était pas pour être agréable. Enfin, peut-être bien qu’il ne servait pas trop de se plaindre cette fois-ci. Bon, il verrait bien à l’intérieur aussi. La calèche s’arrêta, le sortant de ses rêves éveillés. A force de rester dans cette position un moment, il avait fini par se retrouver à somnoler, bercé par les mouvements de la voiture si agaçants pour lui. Le conducteur s’occupa de porter sa valise jusqu’à l’entrée, bien obligé car Gabriel ne s’y serait sûrement pas affairé et d’ailleurs se mettait déjà en route jusqu’à l’intérieur.

A l’intérieur, Gabi ouvrit tout de même de grands yeux admiratifs devant la décoration intérieure, loin d’égaler l’extérieure malheureusement. Il y avait beaucoup d’espace, ici du moins. Au moins, sa grosse tête ne risquait pas de ne pas savoir passer par une porte ou de manquer d’oxygène. C’était déjà ça de pris ! Gabriel s’approcha de l’un des tableaux représentant le portrait d’un homme à cheval. De belles couleurs d’ailleurs
.

« Vraiment magnifique. Il n’a pas lésiné, le directeur ! »
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MessagePosté le: Sam Aoû 12, 2006 06:40 pm    Sujet du message: Publicité

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Anaël Eiden
Elève


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MessagePosté le: Lun Aoû 14, 2006 06:49 pm    Sujet du message: Un très long voyage Répondre en citant

[désolé c'est long mais... la moitié n'est qu'une introduction, il fallait bien que j'explique certains trucs XD]

Depuis son arrivée à l'institut, Anaël nageait en plein rêve. Comme les premiers pionniers d'Amérique, il venait de poser les pieds sur un monde nouveau, un monde si lointain qu'il n'avait jamais osé l'imaginer. Tout ce qui s'exposait à sa vue devenait motif d'émerveillement… Trois jours plus tôt, les portes du hall s'étaient ouvertes devant lui, révélant tout le faste des lieux, alors qu'il venait juste de se remettre de l'extase produite par la découverte de l'immense édifice qui le logerait pour les mois à venir. Monsieur Estagiel lui avait laissé comprendre que son lycée était vaste, luxueux, mais il ne s'attendait pas à tant… Que faisait-il dans un lieu pareil ? Il se sentait aussi perdu qu'un poisson né en bocal et jeté à la mer… D'un côté, il était ravi, de l'autre, complètement effrayé. Pourquoi un pauvre garçon comme lui recevait-il un traitement de faveur ? N'était-ce pas étrange ? Le directeur en personne l'avait accompagné jusqu'au château et, le personnage lui apparaissait tellement antipathique qu'il se demandait si cette attention particulière faisait de lui un chanceux… Son optimisme le suivait avec réticence. L'homme le mettait mal à l'aise. Il n'exprimait jamais ses sentiments et, par dessus tout, il semblait tout connaître de lui. Au cours du trajet qu'ils avaient effectués ensemble, il avait souvent souligné cet avantage, un sourire malicieux au coin des lèvres… Et, comble du désarroi, il avait même été en mesure de lui expliquer des choses qu'il ignorait sur lui même. Les origines de sa "petite particularité", par exemple…

Tout en restant très vague, cet inquiétant personnage lui avait expliqué qu'il descendait d'un peuple très ancien et que son pouvoir s'était manifesté la nuit où il avait absorbé involontairement l'essence vitale d'un cygne. Depuis, son humanité s'était fragilisée, et les grandes peines pouvaient la faire disparaître… "Comme l'a démontré ta récente dépression", avait-il précisé sans une once d'émotion, alors qu'il venait ni plus ni moins de lui apprendre que l'Anaël connu de tous aurait pu être rayé de la surface du globe… La dureté avec laquelle il évoqua ce désagréable souvenir et les conséquences qui auraient pu en découler le fit frissonner. Devait-il faire confiance à cet homme ? Pour la première fois, quelqu'un était capable de fournir des réponses à ses questions. Mais ces réponses n'étaient-elles pas un peu farfelues ? Il fallait cependant reconnaître qu'Estagiel avait décrit avec une parfaite précision ce qu'il ressentait et, afin d'appuyer ses dires, il lui avait même promis de lui prêter quelques ouvrages. Plus troublé que jamais, le jeune garçon n'avait rien trouvé à redire. Comment pouvait-il douter de la parole de son directeur après ça ? S'il disait vrai, sa "particularité" relevait plus de la malédiction que du don… Finalement, il vivait aussi bien en restant dans l'ignorance…

Lorsqu'il se retrouva seul dans le château, il décida donc de ne plus y penser avant qu'un "problème" ne l'y contraigne. De toute manière, avec toutes ces pièces plus somptueuses que les autres à découvrir, et le dédale de couloirs à parcourir, Anaël avait de quoi occuper sa pensée. Le premier jour, il décida de jouer à l'explorateur solitaire seulement, il passa plus de temps à retrouver son chemin qu'à en trouver de nouveaux… Lassé de ses égarements, il abandonna bien vite cette idée, jugeant que partir à l'aventure tout seul n'était pas très amusant. Ainsi, le deuxième jour, il souffrait déjà de l'absence de compagnon et, peu disposé à attendre le lendemain, il s'en trouva dans les écuries. Malheureusement, les chevaux se montrèrent peu disposés aux discussions… Enfin, tout ceci, c'était de l'histoire ancienne car, aujourd'hui, le grand jour était arrivé ! D'autres élèves allaient intégrer le château, ce qui signifiait qu'il ne serait plus seul et, qu'avec un peu de chance, il pourrait se faire de nouveaux amis… En dépit de son impatience, le petit saltimbanque appréhendait un peu. Beaucoup d'élèves seraient des enfants de riches pour qui il ne représenteraient rien et, puisque les gens de son milieu le traitaient déjà en "inférieur", il craignait le pire… Mais tout dépendait de la façon dont-il envisageait les choses… Une petite lueur d'espoir se ravivait. On pouvait aussi considérer que ce gens qui avaient reçu plus d'éducation sauraient se montrer plus tolérants… Bientôt, il serait fixé…

Les premiers fiacres arrivèrent en milieu de matinée. Anaël, qui les attendait depuis son réveil, perché sur une fenêtre du deuxième étage, se précipita aussitôt dans les escaliers pour aller à la rencontre des nouvelles têtes qui allaient apparaître. Alors que son excitation s'enflammait, ses inquiétudes s'éteignaient. Lorsqu'il déboucha dans le hall, il ne trouva qu'un jeune garçon blond, en admiration devant un tableau. D'un pas léger, qui lui permettait d'examiner sa future rencontre sans attirer son attention, il descendit les dernières marches. Son étude se fit, comme à son habitude, en surface. Les détails les plus superficiels lui suffisaient. Il ne fallait pas trop lui en demander non plus… Le jeune homme était visiblement plus âgé que lui, il semblait gentil et, s'il en jugeait par ses vêtements, il devait posséder une certaine fortune. Ceci dit, l'allure ne signifiait rien. Il le savait car il avait déjà côtoyé des gens bien habillés qui s'avéraient plus proches des prolétaires que des hauts bourgeois et, la phrase que l'adolescent laissa échapper lui fit supposer qu'il ne descendait pas des familles les plus élevées. Quelque peu rassuré, bien que la phrase en question ne soit des plus significatives, l'albinos décida de se manifester en répondant tout simplement à la remarque de l'élève :


- Ha ça oui ! – s'exclama-t-il avec enthousiasme. – C'est le grand luxe ici ! Enfin, quand on a vu le reste des pièces, on se dit que, finalement, le hall n'est qu'une petite introduction… - Alors qu'il paraissait bien lancé, il s'interrompit subitement pour observer le tableau et enchaîna : - Mais si tu parlais du tableau, je ne pourrais pas te donner d'avis car je ne connais pas grand chose à l'art alors, pour moi, toutes les peintures sont exceptionnelles et pourtant ce n'est pas le cas puisque tous les peintres ne sont pas connus… - Constatant qu'il s'engageait dans un sujet qu'il ne maîtrisait pas du tout, il retourna à son idée première : - En tout cas, il paraît que quand le directeur a acheté le château, il doit avoir vraiment beaucoup d'argent d'ailleurs, il n'avait pas été rénové depuis… - Son visage prit une expression ahurie. Il pensait donner une date qu'il ne connaissait pas, ou plus. – …depuis très longtemps ! Je me demande combien de temps il lui a fallu pour le remettre à neuf… Pas tant que ça je crois…

Tout en prononçant ces paroles maladroites, Anaël avait rejoint son compagnon. L'interrogation qu'il venait de soulever l'absorba quelques secondes. Sa réflexion dévia probablement en chemin car la conclusion à laquelle il aboutit était consternante :

Bonjour au fait ! J'espère que tu as fait un bon voyage. Je m'appelle Anaël !

Enfin, il en venait à l'essentiel ! Un sourire radieux accompagna ses dernières paroles et il les ponctua d'une gracieuse révérence, esquissée par amusement.
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Gabriel Lelierre
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MessagePosté le: Lun Aoû 14, 2006 07:18 pm    Sujet du message: Un très long voyage Répondre en citant

Une voix fit revenir sur terre l'esprit du nouveau venu, qui se retourna lentement sur celui qui venait d'ouvrir la bouche, s'attendant à tout sauf à un énergumène pareil. Bon, il n'était pas le premier, ça il devait bien s'en douter mais comment ce...cet...ah il n'arrivait pas à le nommer. Enfin bref, là n'était pas la question. Le plus important était de savoir si cette machine à paroles possédait un bouton stop et si oui, l'endroit où il se trouvait. Enfin, au moins il apprenait quelques détails "intéressants" si l'on peut dire.

Alors comme ça, le château avait été rénové? Bon, cela n'était un secret pour personne dans les villes et villages attenants mais Gabriel avait légèrement oublié ce détail en se focalisant sur le tableau, de très bon goût d'ailleurs même si l'un des peintres ne faisaient pas partie de ceux renommés pour leur talent, à en juger le nom qui ne lui disait rien. En tou cas, en ce qui concernait le château, c'était magnifiquement fait car on n'y pensait pas ou plus une fois les pieds mis à l'intérieur de ces murs.

Gabriel afficha une légère moue réprobatrice à l'idée que ce garçon l'approchait et l'idée même qu'il vienne effleurer ses vêtements propres lui fit faire une légère esquisse de recul. Il jeta quelques regards alentours, espérant voir un autre l'épauler et le guider mais peine perdue. A part Anaël, comme il venait lui-même de se présenter, il n'y avait pas âme qui vive autour d'eux. A la politesse venant conclure toutes ces paroles, Gabriel ne réagit même pas, se contentant de fixer son interlocuteur sans sourciller avant de parvenir à décoller ses lèvres et à déclarer sur un petit ton monocorde et désintéressé:


« Le voyage aurait pu être beaucoup plus agréables si ces maudits chevaux avaient arrêté de bringuebaler cette pauvre calèche ! Du reste...Anaël, c'est ça? Je vous conseille de ne point me toucher, mes habits ont déjà assez souffert du voyage pour non seulement se faire tripoter par les doigts d'un souillon ! »

Il ne s'était pas présenté délibérément, jugeant le moment et la personne mal appropriés pour qu'il s'y adonne. C'est qu'il possédait un de ces orgueils le blondinet ! Et mieux valait ne pas venir quémander pour ne pas l'énerver. Pas qu'il était dangereux, mais il pouvait facilement s'avérer énervant s'il s'énervait. Quand il est à bout, il pousse à bout comme pour décharger ses nerfs sur quelqu'un d'autre qui les porterait à sa place. Et les cas de conscience ne lui faisaient pas regretter grand-chose, sauf peut-être de n'avoir pas pu continuer plus devant la mine désespérée de son souffre-douleur potentiel.

Malgré son facié d'ange, Gabriel n'était pas le moins du monde gentil mais ça je pense que vous l'aurez compris. Pas de sa faute, mais plutôt de l'éducation reçue. Des parents orgueilleux, présomptueux et mangeant la patte pour arriver plus rapidement en haut de l'échelle pour faciliter leur vie. Reconnaissance? Aucune. Scrupules? Aucun. Et le petit avait vécu dans cet optique sans rien connaître vraiment de l'existence. Et il ne s'en plaignait pas d'ailleurs.
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Mathieu Larrey
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MessagePosté le: Mar Aoû 15, 2006 10:05 pm    Sujet du message: Un très long voyage Répondre en citant

Il n’était pas bien tard lorsque la calèche qui amenait Mathieu vers son nouveau lycée démarra. Ses parents, come à chaque fois qu’il s’en allait de chez lui, lui avait fait des adieux chaleureux mais trop longuets à son goût. Le jeune homme n’appréciat guère les longs au revoir, surtout qu’à ses yeux, cette séparation ne pourrait être mauvaise. Certes il tenait à sa famille mais néanmoins pas assez pour espérer vivre toute sa vie avec eux et déjà il sufffoquait. Comme tout adolescent et ce quelque soit les époques, il ne demandait qu’à déployer ses belles ailes, chez lui d’un gris immaculé (lol), pour s’envoler du nid et faire sa vie. Quel meilleure opportunité que celle-ci ? D’autant plus que la vie là-bas promettait d’être agréable. Le château avait été, d’après les critiques et les commérages, très bien rénové et le lycée promettait d’être sérieux et tout à fait adapté aux handicapés comme lui. Lui ne saurait dire en arrivant si le lycée était beau mais il espérat que le second point s’avère exact. Il n’avait jamais vécu en collectivité, restant sans cesse cloîtré dans cette maison puisque le monde du dehors n’était pas adapté pour les gens comme lui. Voilà qu’il verrait si la compagnie des autres lui plaisait ou non. Il était pressé d’arriver !

La trajet s’effectuait avec peine sur les routes accidentées des" trous paumés" mais globalement, le jeune homme n’en fut pas déçu. Il n’avait pas énormément de souvenirs concernant de longs voyage en voiture. Celui-ci resterait à jamais gravé dans sa mémoire comme le premier en fait. Il aurait voulu admirer le spaysages qu’il s’offrait à sa vue inexistante mais il devait se contenter de le simaginer. Etait-ce plus mal ? Non, pas forcément. A vrai dire, sans doute embellissait-il la réalité. La nature telle qu’il se l’imaginait, telle qu’il la concevait, était belle de part sa pureté mais pour ce qu’il savait des hommes, ça ne devait pas reflété la réalité. L’être humain avait cet incroyable don de mener à la destruction tout ce qui l’nvironnait. Il était finalement bien heureux de ne pouvoir le constater de ses yeux. Ses odorat, bien trop réceptif à son goût, lui amenait parfois les effluves des cheminée d’usine ou des eaux troublés par la misère qui l’entourait. Oh oui, Dieu lui avait fait le plus beau des présent en ne pouvant lui permettre de voir ses horreurs !

Puis enfin, le sortant de ses sombres pensées, le voyage se termina. Après de longues heures à bourlinguer d’un bout à l’autre de la calèche au grè des trous de la route, il put descendre du réceptacle de la voiture. Personne n’eut besoin de l’aider pour ça, il avait repéré la porte et la façon de l’ouvrir, ainsi que la marche qui lui permettait de descendre sans choir et se retrouver les fesses contre le sol. Il inspira une grande bouffée d’air frais et attendit que le cochet prenne ses deux lourdes valises. Il n’avait besoin d’aucune aide, le pas lourd de l’homme suffirait à la guider. Depuis le temps qu’il utilisait cette technoique pour ne point heurter d’objet placé malencontreusement sur son chemin, il savait s’y prendre. L’homme lui tint tout de même la porte qui, s’il en jugeait par l’echo de la voix qui parvenait à ses oreilles, était d’une bonne taille. Il se dirigea vers les deux garçons qui discutait et vint se présenter à eux. Il ne savait pas encore à quelles classes sociales ils appartenaient mais leur façon de parler le renseignerait vite. Il se présenta donc, bien plus rapidement qu’il ne l’aurait souhaité.


"Bonjour Messieurs… Je me nomme Mathieu Larrey, je viens, comme vous l’avez certainement constaté, d’arriver."

Il sourit amicalement, encore qu’il n’en mourrait pas d’envie. L’aveugle prenait toujours grand soin d’employer les mots les plus "propres" qu’il connaissait, et les plus savant aussi. Il n’avait pas la prétention d’égaler les hautes classes mais ne désirait pas non plus se montrer malpoli ou inculte. Il ne venait certes pas des couches les plus aisées mais il n’avait pas non plus passer sa vie dans la fange.

[edit Armand : Nyah, que ferais-tu sans moi ? XD bon... quoi qu'il en soit, attendez Anaël ! Je vais essayer de répondre d'ici demain >_>]
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Anaël Eiden
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MessagePosté le: Jeu Aoû 17, 2006 01:08 pm    Sujet du message: Un très long voyage Répondre en citant

Lorsque Anaël entama sa petite tirade, il ne put ignorer le manque d'intérêt que lui témoignait son auditeur, qui ne partageait manifestement pas sa joie… Mais, le flot de ses paroles l'emporta, et il oublia bien vite ce "détail". Aveuglé par son enthousiasme, il ne remarqua ni le mouvement de recul qu'exécuta le blond lorsqu'il s'approcha de lui, ni les regard "désespérés" qu'il lançait autour de lui à la recherche d'une parade pour lui fausser compagnie au plus vite…Tout lui passa au-dessus. Si bien que, quant il se tut enfin, il s'attendait presque à ce que sa "nouvelle rencontre" lui rende son sourire… Hélas, il n'en fut rien. Le jeune homme demeura impassible puis, sans se donner la peine de le saluer, s'exprima de la façon la plus hautaine qui soit et, tandis qu'il lui faisait cruellement comprendre que son accueil l'importait peu puisque sa misérable personne ne lui inspirait que du mépris, le visage d'Anaël se décomposa. En voyant cette scène, n'importe qui d'un tant soit peu sensé aurait jugé l'attitude du blond méchante, honteuse, abjecte. Or, la victime de cette injustice, l'en excusait car, après tout, il avait raison de le traiter ainsi. Il venait de passer un voyage éreintant et, alors qu'il espérait sans doute trouver le repos, un garçon qu'il ne connaissait pas et qui lui était inférieur lui imposait une discussion. L'instant était peu propice aux rencontres voilà tout et, quand le jeune homme aurait récupéré, il se montrerait probablement plus agréable…

Ses conclusions faites, Anaël était prêt à lui accorder son pardon, et même à se signer discrètement pour le laisser en paix. Seulement, les derniers mots de son interlocuteur lui firent l'effet d'un coup de poignard en plein cœur. "les doigts d'un souillon"… C'était tellement vexant pour une jeune garçon issu des basses couches de la société. Pour lui qui espérait se faire accepter malgré sa différence…. Dépité, il baissa ses yeux pour examiner ses doigts. Ses doigts effilés et plus blancs que de l'albâtre… L'insulte était injustifiée, cette fois, il ne pouvait le nier. Le blond souhaitait juste souligner la position inférieure qu'il occupait, la triste vie que les misérables menaient. Il le plaignait. Oui, il le plaignait d'avoir un esprit aussi étriqué. A cet instant, il aurait pu prendre sa défense, mais, même si l'élève l'avait jugé sur son apparence, il se sentait toujours en faute. Ainsi, lorsqu'il redressa sa tête, ses yeux étaient baignés de larmes. Peut-être que… peut-être qu'il l'avait pris pour un domestique… Cette éventualité ne l'acquittait pas mais une faible lueur d'espoir brillait encore pour lui. D'une voix faible, il bredouilla :


- Mais je… mais je suis un élève… - un peu confus, il s'arrêta, des larmes roulèrent sur ses joues et, comble de l'ironie, il s'exclama : - Je suis désolé ! T… vous avez voyagé toute la journée et je n'ai pas pris en compte votre fatigue… C'est ma faute j'aurais dû attendre demain pour…

Anaël n'eut pas le temps de finir sa phrase car une nouvelle voix retentit à ses côtés. Captivé par son chagrin, il n'avait pas senti la présence se rapprocher. Un peu surpris, il se retourna et leva les yeux pour distinguer derrière ses larmes la silhouette floue d'un jeune homme. Encore un riche distingué… Peut-être saurait-il se montrer plus conciliant avec lui… Il se frotta les yeux. Le visage de Matthieu, puisqu'il venait de se présenter, lui apparut alors et quelque chose le frappa de suite : son regard. Comme un enfant, le petit albinos le fixa avec ostentation. Ses yeux étaient complètement atones, et il parlait sans les regarder vraiment. C'était vraiment troublant… Enfin, il n'allait pas rester bloqué là-dessus. Ça ne se faisait pas… Alors, avec un enthousiasme plus modéré, et une pointe de prudence, il ne tenait pas à le déranger lui aussi, il lui répondit :

- Bonjour Mathieu, bienvenu ! Nous ne sommes pas ici depuis longtemps non plus enfin, moi je suis arrivé trois jours avant tout le monde parce que… - Soudain, une petite voix lui souffla, mais un peu trop tard, qu'il ne devait pas le crier sur tous les toits. Il se reprit donc : - En bref, moi c'est Anaël… -Et comme le jeune homme avait précisé son nom, il se dit qu'il valait mieux en faire autant : - Anaël Eiden.

Ses yeux étaient encore rougis mais son chagrin semblait être passé. Pour l'instant du moins…
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Gabriel Lelierre
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MessagePosté le: Jeu Aoû 17, 2006 02:19 pm    Sujet du message: Un très long voyage Répondre en citant

Apparemment, ses gestes ne semblèrent pas ennuyer ce trs cher Anaël qui continuait de déblatérer sans discontinuer, faisant naître un certain signe d’impatience dans la silhouette de notre ange blond. Casse-pied et bavard comme pas possible, c’était bien sa chance ! Qu’il arrive et qu’il tombe sur une pipelette pareille ! Enfin au moins arriva le moment où le petit bavard se tut et eut même une petite décomposition de mine après les paroles de Gabriel qui continuait de le fixer, impénétrable. Ses paupières s’alourdirent un peu plus, le garçon s’efforçait de tenir à cause du voyage et du réveil brusque bien qu’il soit assez endurant d’avoir réussi à entendre plus qu’écouter les tirades d’Anaël sans broncher.

Gabriel le laissa d’ailleurs s’examiner les doigts en toute tranquillité, triturant l’une des zones de l’un de ses gants, au bout de l’index. Il serra les bras aussi, trouvant la situation plus que pénible, surtout les larmes qui baignaient le visage de son interlocuteur indésiré. Gabriel roula des yeux en soupirant ; encore un pleurnichard qui venait frapper à sa porte ! Celui-ci bredouilla tant et si bien que notre ange démoniaque ne comprit pas un mot de ce qu’il racontait et qu’il dût répéter en se faisant plus clair dans ses paroles, de préférence.


« Oui je pensais avoir identifier que vous étiez trop jeune pour être un domestique. Mais cessez donc de pleurer, vous allez finir par inonder le château avec vos jérémiades ! »

Gabriel roula encore une fois ses yeux, laissant l’autre continuer à bredouiller des excuses sans queue ni tête. Ah décidément ! Mais il remarqua tout de même qu’Anaël avait marqué un temps d’arrêt. Pourquoi ? Sans doute parce qu’une autre silhouette se profilait à l’entrée du château. Une silhouette qui se précisa et se dirigea vers eux, les saluant nonchalament et ne les regardant pas en face, les yeux atones. Curieux, vraiment curieux. Cela fit hausser l’un des sourcils de Gabriel d’ailleurs.

Matthieu, comme il se prénommait, avait des vêtements nettement plus soignés et plus beaux que les siens, ce qui fit s’interroger notre ange. D’une classe supérieure sûrement. Autant ne pas s’emporter et de se montrer courtois envers ces gens-là. Mais il n’empêche que ce jeune homme, aussi riche soit-il, avait un physique pas des moins étranges. Enfin bon, on verrait bien plus tard.


« Bonjour. Matthieu ? Enchanté. Je viens moi aussi d’arriver. »

Il avait légèrement ignoré Anaël mais l’attention revint lorsque le jeune homme coupa sa phrase, attirant d’ailleurs l’attention de ses deux interlocuteurs. Il était venu ici depuis trois jours parce que ? Gabriel soupira une nouvelle fois ; ils n’auraient peut-être jamais de réponse à cette question aussi préféra-t-il l’oublier pour l’instant. Et comme les deux s’étaient présentés, il en fit de même, surtout par égard pour Matthieu en fait.

« Et moi c’est Gabriel Lelierre. »
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Aramis De Lillois
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MessagePosté le: Jeu Aoû 17, 2006 04:20 pm    Sujet du message: Un très long voyage Répondre en citant

Le voyage avait était fatiguant sur cette route pleine de nuit de poule. Je n'avais même pas pu dessiner à cause de la caléche basculant d'un coté à l'autre. Je m'était donc résigner a regarder le magnifique paysage.
J'était contente de partir loin de ma belle-mère, femme abjecte et injuste. Celle-ce n'avait même pas daigner dire au revoir à sa belle-fille, et j'admit que cela ne m'avait pas manqué.
J'avais hate de découvrir ce lieu, ces gens, me faire des amis et pouvoir aprendre plein de chose.
La caléche s'arétat enfin et je descendit, avec un peu de mal a cause de ma robe rouge et sa dentelle blanche encombrante

-Grr, la prochaine fois, je met un pantalon gromelai-je, sachant que ca serait surement jamais possible.
Pendant que le cocher s'ocupait de mes (nombreux) bagages, je me dirigeait vers le hall et ouvrit la porte, sans avoir regardé une derniére fois le paysage et respirant un grand coup, l'air frais.
3 jeunes hommes étaient déjà-la, semblant se présentait. Il était tout les trois trés beau. Je remarqua que l'un d'entre eux était aveugle, et le garçon, qui semblait le plus jeune et qui était étrangement pâle, avait l'air d'avoir pleuré. Pourtant, je tomba en admiration devant ses yeux à la prunelle rouge.


-Bonjour, messieurs. Je me présente : Aramis de Lillois En disant cela, je fit une révérence A qui ai-je l'honneur?
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Mathieu Larrey
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MessagePosté le: Ven Aoû 18, 2006 09:10 pm    Sujet du message: Un très long voyage Répondre en citant

Une voix grave ce fit entendre. On le saluait et il devait s’agir du jeune homme qui parlait lorsqu’il était entrer. Il reconnut l’assurance dans le ton qu’il employait. Il devait avoir une grande confiance en lui, à la limite de l’excessif… Enfin bon, il ne pouvait pas juger là-dessus. Toute autre personne – non aveugle – se serait dit de ne pas tirer de conclusion à partir de l’apparence et nul doute que c’est ce qu’aurait penser le blond s’il avait pu voir ledit jeune homme mais ce n’était pa sle cas aussi se dit-il simplement que son idée d’une personne trop sûre d’elle, tout juste basée sur le ton d’une voix, était sans doute sans fondement. Il n’eut pas le loisir de plus y songer car déjà un autre garçon répondit. Il commençait à lui raconter sa vie – ce dont se moquait éperdument le nouveau venu – puis coupa soudainement en plein milieu de sa phrase pour enchainer sur une présentation plutôt rapide. Il ne semblait guère vouloir s’étendre sur cette partie de son existence, autant dire que ça arrangeait bien Mathieu. Lorsque ce dernier entendit le nom de famille dudit Anaël, il en conclut qu’il devait avoir des origines allemandes. En tout cas, c’était ce qui lui semblait, encore qu’il n’avait déduit cela qu’à l’oreille.

Sans lui laisser le temps d’être poli et de répondre, Gabriel se présenta à son tour. Mathieu ne sourit pas, ne montra aucune marque de gaieté ou d’attention particulière. Ses yeux eux-même vide de toutes émotions devaient donné l’impression d’avoir affaire à un être désintéressé de tout, ce qu’il était certainement, encore qu’à cet instant il les écoutait. En règle générale, il ne se donnait cette peine qu’en cours, et encore fallait-il que ce qui était dit l’intéresse. La chose n’était pas aisée, il ne prêtait donc pas attention à grand chose. Cependant, dès que l’on lui parlait de médecine, de nature, d’animaux ou d’expérience scientifiques sa curiosité naturelle l’emportait et il se montrait avide de nouvelle connaissance. Il savait qu’il tenait ça de son père, médecin renommé et grang adorateur de la faune. Mathieu, s’il avait pu voir, se serait volontiers destiné à une carrière de chirurgien ou de vétérinaire, malheureusement c’était à jamais hors de sa portée. Il avait bien entendu quelques rumeurs sur le directeur du lycée mais quand bien-même serait-il à la tête du grande organisation scientifique, quand bien même réussirait-il à s’attirer les faveurs de l’homme, rien ne lui donnerait jamais la vue !


"Enchanté Messieurs."

C’était dit sans conviction aucune, mais lui en demander plus serait utopique. Il avait la politesse de répondre et avait déjà remarqué, dans la façon de parler d’Anaël, qu’il avait affaire à au moins un être qui lui était inférieur. L’autre, il ne le savait pas trop. Son ton était celui de quelqu’un qui se serait voulu plus important donc il devait être soit de al petite bourgeoisie, soit de la moyenne bourgoisie. La haute bourgeoisie s’exprimait encore autrement, il avait apprit à repérer ça à l’oreille, le ton d’une personne et les termes employés étaient généralement très révélateurs quant à la position sociale de celui qui les utilisait. A partir de ses déductions, il ne voyait aucune raison de faire mieux que ce qu’il venait de faire… Un son l’extirpa de ses pensées. C’était juste un murmure un peu lointain, appartenant apparemment à une jeune fille plutôt peu satisfaite de son accoutrement. Elle se dirigea vers eux et se présenta. Oh, voilà donc une jeune demoiselle d’une classe supérieure à la sienne. Il la salua d’un signe de tête et se présenta de nouveau, le sourire aux lèvres cette fois,. Ce dernier n’était pas le moins du monde sincère mais il paraissait l’être, c’est ce qui comptait après tout.

"Ravi de vous connaître mademoiselle."

[Au fait Aramis, je dis ça juste par prévention mais faudra respecter l'ordre des posteurs hein! Wink ]
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Anaël Eiden
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MessagePosté le: Dim Aoû 20, 2006 06:30 pm    Sujet du message: Un très long voyage Répondre en citant

Bien loin de le décourager, la fatigue et la lassitude visible du blond avait conforté Anaël dans son idée : son acrimonie provenait de sa fatigue et, puisque, par conséquent, son attention s'en trouvait amoindrie, il n'était pas étonnant qu'il l'ait pris pour un domestique… La bonté d'âme de cet imbécile heureux était exceptionnelle. Avec lui, tout mauvais comportement s'excusait par des arguments probant qui découlait d'une observation précise des faits. A lui tout seul, il pourrait révolutionner le monde de la justice en considérant que l'accusé était toujours innocent, et en l'estimant victime de causes atténuantes… Si seulement il pouvait en être ainsi, le monde serait bien moins cruel. Hélas ! Même le plus grand utopiste devait parfois affronter la dure réalité et, lorsqu'en d'émettre un soupire agacé le jeune garçon confirma ses craintes en lui affirmant, sur le ton désintéressé d'une personne ennuyée par la conversation qu'on lui tenait, qu'il n'y avait eu aucune méprise sur sa "place" dans l'établissement, les dernières illusions de l'albinos s'évanouirent. Que pouvait-il faire de plus pour le rendre un peu plus aimable ? Son objectif venait de prendre une hauteur relativement élevée et, pour lors, il n'avait pas le courage de s'y essayer. Une prochaine fois peut-être. Le problème avec lui, c'était que ses mauvaises expériences ne lui apprenaient qu'à s'acharner. Il voulait voir les gens sourire. Sourire, avec un sourire qui exprimait une joie profonde, et non une joie feinte voilée d'amertume, comme ceux de sa mère… Ainsi, il préféra obéir docilement à l'ordre du malheureux garçon, car on ne pouvait être heureux en étant aussi désagréable, en opinant lentement de la tête et en reniflant un peu pour refouler sa peine.

Les excuses qu'il lui présenta ensuite n'éveillèrent que son exaspération. Il n'y répondit même pas, fondant sans hésiter sur le nouvel arrivant. C'était décourageant… Et le voilà qui se retrouvait entouré de deux jeunes hommes supérieurs et visiblement désireux d'honorer leur place. S'ils le toléraient, il sentait bien que sa présence n'était pas des plus désiré et ceci l'affligeait. Lui qui espérait faire d'heureuses rencontre. Découvrir des gens… ouverts… Et s'ouvrir lui-même à un autre univers… Mais toutes les portes se fermaient. Il était pris entre deux lames. S'il s'aventurait plus, d'un côté comme de l'autre, sa blessure morale s'étirerait davantage et il refusait de s'en éloigner. Hors de question. Il voulait les connaître malgré tout et il ne se limiterait pas à une simple présentation. Tout pouvait encore évoluer non ? La suite de l'échange fut pourtant décourageante. Son premier interlocuteur se présenta aussitôt. Gabriel, un prénom d'ange, comme lui. A cet instant, il fut sur le point de faire une remarque mais préféra se présenter avant. Matthieu leur déclara qu'il était "enchanté" mais sans grande conviction. Sa voix s'avéra aussi neutre que son regard et il le mettait vraiment mal à l'aise, bien plus mal à l'aise que Gabriel car lui, il n'exprimait rien. Avec une gêne palpable, il le fixa un instant. Sa présence était vraiment glaciale et intimidante, il n'osait pas l'inonder d'une cascade de mots. Gabriel n'était peut être pas très avenant mais au moins… ah oui ! Son prénom ! Dans l'espoir de nourrir un peu la conversation qui, à peine enflammée, s'éteignait déjà, il s'exclama subitement en se tournant tout sourire vers celui qui venait de l'"insulter" et qui avait marqué un ou deux soupirs pendant qu'il accueillait Matthieu, quant avait interrompu sa phrase en fait… (mais quelle phrase était-ce au fait ? oO) :


Toi aussi tu as le prénom d'un ange ! Gabriel c'est heu… c'est l'ange de… de… attend je le sais !

Il marqua une pause et réfléchit intensément mais peu de temps lui fut accordé car la porte du hall s'ouvrit pour laisser apparaître une belle jeune fille qui devait posséder une grande fortune à en juger par sa fastueuse robe rouge et les nombreuses valises que portait le domestique qui la précéda. Ses grands yeux pourpres pétillèrent de fascination. Elle se dirigea vers eux d'un pas assuré, et lorsque elle croisa son regard il lui adressa un large sourire. Il était sincèrement heureux de voir une fille, après cette rencontre peu réjouissante avec deux "mâles", une venue féminine ne pouvait qu'être de bon augure non ? En tout cas, leur compagnie lui avait souvent été "salvatrice". Matthieu fut le premier à la saluer, il esquissa même un sourire, ce qu'il n'avait pas fait avec eux. Ce devait-elle parce qu'elle était une fille. Sans s'en préoccuper d'avantage, il enchaîna en souriant :

Bonjour Aramis, je ne sais pas si ma rencontre te… v… vous ? oO fera vraiment honneur… – Il perdit son sourire et lança un regard interrogateur à ses trois camarades – Mais en fait, il faut que je dise "vous" à tout le monde ici ? Non parce que pour des adultes je comprends mais je trouve ça bizarre de tutoyer des gens qui ont à peu près mon âge… enfin… bref… -quelque chose lui disait qu'il n'aurait pas dû dire ça alors il se retourna vivement vers la jeune fille, retrouva son sourire et esquissa à son tour une gracieuse révérence en déclarant poliment : - Moi je suis Anaël Eiden, ravi de vous rencontrer. Vous avez une robe magnifique ! – Ses yeux échouèrent sur ses bagages, qu'un domestique montait à sa chambre et il fut sur le point de lui demander si elle contenaient sa garde-robe quant une révélation soudaine traversa son esprit, lui empêchant de formuler une question si malvenue : - Gabriel c'est l'ange de l'eau ! Et Anaël l'ange de l'amour ! Je m'en souviens maintenant ! s'écria-t-il avec enthousiasme en se tournant vers le pauvre Gabriel.
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Gabriel Lelierre
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MessagePosté le: Dim Aoû 20, 2006 09:06 pm    Sujet du message: Un très long voyage Répondre en citant

Apparemment, ce cher Gabriel n’était pas rentré dans les faveurs du nouveau venu. Oh tant pis, il aurait d’autres occasions ou d’autres gens avec qui trouver un terrain d’entente. Mathieu ne serait sûrement pas le dernier à pénétrer dans ce château magnifique bien qu’insolite. Sincèrement, ce château l’émerveillait sous son masque sans expression aucune. Les yeux du nouvel arrivant étaient étranges aussi, sans que Gabrielle ne puisse déceler son infirmité, n’ayant encore jamais connu d’aveugles qu’ils soient victimes, supérieurs ou égaux à lui-même. Enfin, au moins, il ne les avait pas ignorés et c’était déjà un début qui s’annonçait prometteur, du moins le blondinet l’espérait. Il n’aimerait pas trop se faire mal voir dès le départ, je dois dire.

« Enchanté également, c’est un véritable honneur. »

Ses songes furent ensuite interrompus par le renouveau des bavardages incessants du petit Anaël, revenant l’agacer. Enfin, ça irait, il saurait patienter, en espérant qu’il ne pète pas un plomb parce qu’au sinon ça promettait. Se faire harceler par un plus bas que ça était vraiment de la pire des tortures surtout quand on pensait clairement lui avoir mis les points sur les i. Ah sainte et douce patience, venez à notre secours ! Quoique, en l’entendant parler, ça semblait presque intéressant cette fois-ci ; la pipelette commençant à déblatérer sur les noms qu’ils portaient. Noms angéliques, paraît-il ?

« C’est l’ange de... ? »

Pas qu’il aurait voulu être aimable, mais la petite curiosité lui titillant la langue l’avait fait lâcher ces mots qu’il regrettait presque, se rendant compte de sa gaffe ainsi que le fait qu’Anaël reprenne une mine réjouie, ce qu’il voudrait éviter à tout prix. Plus jeune, il ne fréquentait pas ce genre de personnages, ce n’était pas maintenant qu’il allait commencer ! Et sur cette décision, il restait bien campé sur ses positions, se refusant à être aimable tant que la sangsue ne l’aurait pas lâcher, ni même après d’ailleurs.

Ensuite, une jeune fille vint les rejoindre, apparemment fâchée de quelque chose. De quoi ? Bonne question mais sans doute n’y aurait-il jamais de réponse puisque Gabriel était un garçon, Aramis une femme, enfin presque, et la comparaison s’arrêtait là. La différence, he oui. Mais ce n’est pas pour autant qu’il aurait fallu se montrer impoli, d’autant qu’elle semblait elle aussi descendre d’assez bonne famille. Elle se présenta ensuite en faisant une révérence et Gabriel s’approcha, soudain galant, pour lui baiser la main en s’inclinant également. Il se redressa ensuite en la lâchant, fixant un instant ses yeux émeraudes avant de lentement retourner vers les trois jeunes messieurs après s’être présenté lui-même du moins.


« Gabriel Lelierre pour vous servir, gente dame. Charmé de faire la connaissance d’une si belle et attirante créature telle que vous, mademoiselle. » [<= Il dit ça en faisant la révérence, je précise]

Encore une interruption d’Anaël après ce petit interlude ! Raah, il était vraiment usant celui-là avec ses commentaires à la noix dont on se serait bien passé ! Sur la politesse en plus ! Il voulait savoir pourquoi ? Parce que c’était comme ça et pas autrement, voilà pourquoi ! Pas possible qu’un pauvre tienne une conduite pareille au milieu de gens de la noblesse [terme général]. Enfin bon, autant ne faire aucun commentaire, cela valait mieux.

Gabriel était sur le point de demander à la jeune femme de porter ses valises pour qu’elle en ait moins à porter quand Anaël le fit sursauter ou presque avec sa dernière remarque. L’ange de l’eau, hein ? Calme et paisible un jour, orageuse et tumultueuse le jour suivant. A caractère changeant donc. Oui, ça lui allait ; de toute manière, il ne pouvait rien faire contre le fait qu’il portait ce prénom-là et que malgré tout, il lui resterait jusqu’à ses derniers jours.


[A ton tour, Aramis. Wink ]
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Aramis De Lillois
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MessagePosté le: Dim Aoû 20, 2006 11:37 pm    Sujet du message: Un très long voyage Répondre en citant

[A moi! Houla le niveau est élevé! Confused let's go!]

Le garçon qui se nommait Gabriel s'avança vers elle et lui fit un baise main en la complimentant. Malgré sa beauté et son sourire, quelque chose ne lui plaisait pas en ce garçon. Il ressemblait à ces êtres qu'elle connaissait trop bien, qui, derrière leur beau sourire et leurs bonnes manières, cachaient des pensées bien sombres et attendaient la moindre occasion qui pourrait leur être profitable.

-Bonjour, je suis enchanté, répondit-elle néanmoins. Aramis se dit qu'au fond, elle devait être du même acabit.
Le jeune garçon aux magnifiques yeux se mit alors à parler et se mit à déblatérer sur la manière dont on se devait se parlait. Devant son expression perdue, elle réprima un rire et lui sourit. Le jeune garçon sembla retrouvait de l'assurance et se présenta. Anaël. Un bien jolie prénom. Il la complimenta sur sa robe, compliment qu'elle sentait sincère. Elle pensa que Anaël et Gabriel étaient l'opposé, le jour et la nuit.
Elle allait lui répondre quand Anaël partit soudainement sur des explications sur des anges et leur nom. D'abord surprise, elle éclata de rire. Même si elle savait que c'était malpoli, elle ne put s'empêcher. Des larmes coulaient déjà.
Ca faisait longtemps qu'elle avait plus rie comme ça.

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Mathieu Larrey
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MessagePosté le: Mer Aoû 23, 2006 11:39 pm    Sujet du message: Un très long voyage Répondre en citant

(Navrée, c'est court...)

Que répondre au gamin qui ne savait trop comment s’y prendre avec eux ? Devait-il les tutoyer ou les vouvoyer ? Il se le demandait encore !? Et bien en tout cas avec Mathieu, le vouvoiement était de rigueur. Il acceptait qu’on lu tutoie seulement en cas de relations solides et fiables avec lui, relations qui n’étaient guère courante. Oh il n’était aps méchant comme garçon, seulement il ne se laissait pas facilement apprivoiser. Il était plongé dans ses pensées lorsque le dénommé Anaël s’exclama que Gabriel était le nom de l’Ange de l’eau et Anaël celui de l’amour. Pff… Il en avait rien à faire lui ! Cependant il n’était pas malpoli, et encore moins lorsqu’il n’était pas seul avec un interlocuteur aussi ne fit-il pas remarquer le peu d’importance de cette « découverte » quoiqu’il fut surprit – agréablement – de constater que le jeune homme n’était pas totalement ignard. C’était un bon début…

Gabriel quant à lui venait de se présenter à la demoiselle. Il y eu un froissement de vêtements, il avait du bouger mais son infirmité, quoiqu’ayant développé considérablement son ouie, ne lui permettait pas de savoir ce qu’il venait de faire. Lui-même se serait volontiers incliner et aurait fait une révérence s’il avait su où était précisément la demoiselle. Il n’était aps uen chauve-souris et ne possédait pas d’ultra-son, par conséquent il ne pouvait qu’essayer de deviner la position des autres en fonction des sons qu’ils émettaient. Parfois, lorsqu’il arrivait dans un lieu silencieux, il entendait même le battement du cœur des personnes qui l’entourait, mais là ce n’était pas possible… dommage ! Le rire de la jeune fille l’en empêchait. Il résonaitclairement dans le grand hall où se trouvait les quatres élèves, et ça agaçait un tantinet l’aveugle qui était très sensible au niveau des oreilles. Et oui, le surdéveloppement de l’ouie n’avait pas que des avantages ! En plus, il trouvait très malpoli de rire de la sorte, même si Anaël n’était qu’un gamin sans intérêt (j’ai jamais dit que Mathieu était sympathique XD). Il soupira discrètement, attendant que le fou rire cesse.


"Cela m’embête de devoir vous demander cela, d’autantq ue ma demande va peut-être vous ennuyer… mais voyez-vous je suis aveugle et j’aimerai prendre mes repères avant que les cours ne commencent. Ainsi, si quelqu’un puvait ne serait-ce que d’indiquer le chemin des chambres, je vous en serai gré…"

Il n’aimait pas attendre des heure spour obtenir ce qu’il voulait. Il n’était pas allé les voir pour faire de nouvelles connaissances mais pour trouver un guide. Ca ne l’enchantait pas de dépendre de quelqu’un, seulement pour la première fois où il mettait les pieds ici, cela lui était indispensable. Il s’était même obligé à prendre sa canne pour éviter de se heurter à quelque chose. Elle lui avait peu servie jusque là, étant simplement resté à son bras car l’homme qui l’avait amené jusqu’ici lui avait rapidement décrit le hall…
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Anaël Eiden
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MessagePosté le: Ven Aoû 25, 2006 11:55 am    Sujet du message: Un très long voyage Répondre en citant

Alors qu’il s’abandonnait à ses réflexions pour tenter de retrouver dans sa mémoire, aussi sélective qu’une passoire, la particularité de l’ange Gabriel, Anaël put entendre que le Gabriel humain s’intéressait à sa réponse. Conformément aux craintes de ce dernier, ce constat déterra ses espoirs enfouis. Il s’intéressait enfin à ce qu’il disait, ou tout du moins, à ce qu’il semblait sur le point de dire… Avait-il quelque chose à lui apprendre ? Lui ? L’enfant que ses camarades surnommaient « la cruche » à l’école primaire ? Bien qu’il ne soit pas du genre à afficher sa « supériorité », inexistante par ailleurs, il ne put s’empêcher de trouver la situation séduisante. Après tout, c’était la première fois, et peut-être la dernière, qu’il pourrait apprendre quelque chose à quelqu’un qui lui était presque supérieur en tout point, presque car peu de personnes seraient capables de l’égaler sur le terrain de l’acrobatie, laissons lui au moins un talent… [j’en fais pas un peu trop niveau « cassage » là ? XD] Malheureusement, sa phrase resta en suspend et il en était le premier navré, en tout cas, durant les quelques secondes qui suivirent, puisqu’il supposait que son « information » aurait pu lui accorder les faveurs du jeune homme… Jeune homme qui n’insista pas davantage, préférant accueillir la demoiselle qui venait de se joindre à eux avec baise main et compagnie. Forcément, c’était une fille et elle avait l’air très aisée, elle devait donc représenter bien plus d’intérêt pour lui qu’un misérable petit prolétaire…

En écoutant les paroles qu’il lui adressa, Anaël lui reconnu une certaine exagération. Exagération débordant de flagorneries mais peu sincère. Cela faisait peut-être parti du « jeu » des personnes distinguées. Jeu, puisque jusqu’à présent, leurs actes n’étaient pas dictées par leur nature, leur franchise mais par un désir visible de « paraître »… Son amie Rosalie lui avait déjà parlé, avec la véhémence de l’indignation, du comportement des riches. Sur le moment, il n’avait pas voulu la croire. Comment pouvait-on vivre dans le mensonge ? Comment pouvait-on profiter de sa réussite lorsqu’elle nous obligeait à garder un masque sur le visage ? Et dire que certains osaient parler de réussite sociale… Qu ‘y avait-il de « social » dans un monde fermé et égoïste où on est appelé à côtoyer des égoïstes ? Ils devaient avoir une bien drôle conception de ce mot… Inutile de se voiler la réalité plus longtemps, ce type de personnes existait vraiment et le château risquait d’en être peuplé. Enfin, ne formulons pas une telle éventualité trop vite. Il était peut être tombé sur les mauvaises personnes, et il ne pouvait pas le leur reprocher puisque leur attitude provenait de leur éducation, ce n’était pas de leur faute. D’ailleurs, Aramis ne semblait pas calquée sur le même modèle que ses deux autres compagnons.

Plein d’espoir, il se tourna vers elle afin de voir si les compliments de Gabriel allaient la toucher, ou la faire glousser, comme cela arrivait « parfois » lorsqu’un beau garçon vantait les qualités physiques d’une fille. Il n’en fut rien, la demoiselle se contenta d’une réponse très laconique, dans les règles. Une étincelle d’intelligence traversa alors l’esprit du petit saltimbanque et il songea qu’elle n’avait pas dû apprécier tant d’emphase. Donc, cela signifiait que, comme les pauvres, les riches ne réagissaient pas tous de la même façon. Déduction logique, mais il lui avait fallu un certain temps avant d’y aboutir… Avant de se présenter à son tour, il demanda ingénument à ses interlocuteurs s’il devait les tutoyer ou les vouvoyer. Personne ne lui répondit. Forcément, pour eux, rien ne devait sembler plus évident… mais pour lui. Qu’importe, il valait mieux ne pas insister et leur silence devait signifier qu’il devait dire « vous » à tout le monde. L’idée ne le réjouissait pas vraiment cependant, en temps qu’intrus, il devrait s’adapter aux coutumes de cette civilisation dominatrice s’il le voulait pas finir à la broche… heem… Drôle de vision tout de même… Alors que les deux jeunes hommes restaient de marbre, Aramis lui adressa néanmoins un sourire amusé, mais il se demanda si cela ne dissimulait pas une certaine condescendance…. Elle se manifesta de façon plus évidente lorsqu’il s’écria joyeusement que Gabriel était l’ange de l’eau. Un peu désarmé, il se retourna vers elle. Avait-il dit quelque chose de comique ? Ou alors…. Sur un ton presque paniqué il lui demanda aussitôt :


- Je… Je me suis trompé ? Ce n’est pas ça ? – Puis, comme la jeune fille riait toujours, et qu’il venait de penser à autre chose, Anaël se tourna vers Gabriel : - Mais vous ne connaissiez pas la signification de votre prénom ? Il est pourtant connu cet ange, même si je ne sais plus trop ce qu’il a fait. En fait, tu sais pourquoi je le sais ? (dans son enthousiasme, il a déjà oublié qu’il devait vouvoyer) Un jour ma maman (*o*) m’a dit qu’elle m’avait donné ce prénom pour que je sois toujours entouré d’amour, quoi qu’il puisse lui arriver… - Ces derniers mots furent presque murmurés. Il baissa les yeux pour évacuer les mauvais souvenirs qui s’imposaient à lui puis poursuivit comme si rien était : - Alors j’ai voulu en savoir plus et une fois j’ai demandé à un prêtre de me raconter l’histoire de cet ange là et puis finalement, il m’a raconté l’histoire de tous les anges parce qu’il paraît que c’est important de savoir ces « choses là ». Enfin, c’est peut-être important mais je n’en ai pas retenu grand chose… - Cela le ramena à sa première « crainte » et il se retourna gêné vers Aramis : - Alors du coup, c’est vrai que j’aurais pu me tromper…

Ce fut au tour de Matthieu, qui conservait un silence impassible, d’intervenir. Visiblement, la « discussion » ne l’intéressait pas beaucoup et ses paroles le prouvèrent. Cependant, ce n’est pas cette observation qui retint notre petit albinos, il n’y prêta même pas attention, mais plutôt le fait qu’il leur déclare qu’il était… Aveugle ! Sans ambages comme ça… Choqué, Anaël posa ses yeux, qui prenaient des proportions démesurées, sur le pauvre handicapé. Sans réfléchir, avec un manque de tact inimaginable, il s’écria presque affolé :


- Hoooo c’est terriiiible ! Depuis quand ? ça va bien ? – Question sans rapport aucun qui pouvait traduire son état d’extrême inquiétude vis à vis du jeune homme qui souffrait de cécité. Il se sentait aussi coupable de ne pas lui avoir prêté beaucoup d’attention jusqu’à présent et de l’avoir trouvé froid et peut-être un peu prétentieux à cause de son regard atone. Holala qu’elle horrible erreur ! - Je suis vraiment désolé, j’aurais dû m’en rendre compte. Tu as besoin d’aide ? Ha oui tu viens d’en demander. Mais non, mais non tu ne nous ennuies pas du tout ! Et il ne faut surtout pas que tu te sentes embêté en temps que voyants, il est parfaitement normal que nous te guidions, comment pourrais-tu te repérer seul dans un château aussi grand ! Et puis tu as de la chance, j’ai eu le temps de visiter le château alors je peux te conduire aux chambres sans problème. Suit moi ! – Et oubliant totalement le reste de la troupe, il commença à partir… Heureusement, il revint au bout de quelques pas, pour une raison qui n’était sans doute pas la plus attendue… - Heu… en fait tu vas dormir où ? dans les belles chambres ou dans les dortoirs ?
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Dernière édition par Anaël Eiden le Ven Aoû 25, 2006 05:48 pm; édité 1 fois
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Gabriel Lelierre
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MessagePosté le: Ven Aoû 25, 2006 01:33 pm    Sujet du message: Un très long voyage Répondre en citant

Gabriel se rendit vite compte néanmoins que ses avances n’amenaient rien, alors il resta quelques petits instants désarmé avant de revenir se réfugier sous ce masque de glace [Comme le dit si bien ce cher Anaël]. Tant pis, il reviendrait à la charge plus tard, rien ne pressait et puis Mathieu et Aramis ne seraient sûrement pas les seuls avec lui et l’espèce d’écervelé dans le château et heureusement ! Sinon, il finirait par ne plus pouvoir le supporter à la longue et de craquer, ce qui n’était pas préférable vu son rang et le statut qu’il se devait de préserver. Très orgueilleux le petit, eh oui, malgré tout. Ensuite, le petit blondinet adressa un petit regard mi-réprobateur mi-surpris à l’adresse d’Aramis en l’entendant rire si soudainement. Une bien étrange jeune fille, devait-il se dire à cet instant.

Gabriel soupira en passant l’une de ses mains gantées contre son front. Il espérait franchement ne pas se faire contaminer par l’ambiance de la pièce. Le rire était franchement une émotion plus que malsaine dans leur milieu. [Vous voyez le genre d’éducation ? XD] et il se retenait bien de ne pas le faire savoir à Aramis dont le rire qui continuait sans s’arrêter lui brisait les tympans et lui faisait débuter une migraine. Fragile, l’ange ? Y’avait des chances, oui. La moindre anormalité provoquait une migraine si l’on peut dire ça comme ça.

Anaël continua ses petites explications même s’il semblait dérangé par le sourire d’Aramis puis par son éclat de rire. Ouf ! Il n’était pas le seul à trouver ça bizarre bien que les points de vue soient totalement différents, certes. Puis Anaël se retourna sur lui, lui posant une colle. Non, jamais personne ne lui avait donné la signification de son prénom. C’était un prénom comme un autre, rien de spectaculaire là-dedans ! Le « tutoiement » soudain du petit blanchinet lui fit esquisser une légère moue outrée. Mais elle fut vite effacée lorsqu’Anaël parla soudain de sa mère, faisant détourner la tête du blondinet. Mauvais souvenir ? Pas que pour le petit souillon apparemment. Il n’écouta ensuite plus que distraitement les derniers propos d’Anaël, refoulant lui-même ses souvenirs. Car oui, même un gosse de riche pouvait souffrir ! C’était prouvé !

Mathieu le délogea de statufication [j’appelle ça comme je veux ! XD] en posant une question et une information pour le moins inattendues. Il était...aveugle ? Et il le disait là comme ça, sans cérémonie aucune ? Il n’avait vraiment pas de chance mais ça, Gabriel se garda bien de le lui confirmer d’autant qu’Anaël avait repris la suite de la discussion en s’en allant, soulageant temporairement le blond, avant de revenir pour demander d’autres informations à Mathieu sur les chambres. Si c’était l’écervelé qui s’en chargeait, il n’y aurait aucun problème, vu qu’aucun des deux autres [Aramis et Gabriel ^^] ne connaissaient l’emplacement des chambres, venant à peine d’arriver de la civilisation. Gabriel jeta un petit regard condescendant à Aramis, avant de retenir [ô miracle ^o^] ce cher blanchinet.


« Hé attendez ! Nous aussi, nous voudrions connaître le chemin des chambres. Cela nous éviterait de nous perdre fâcheusement dans cette demeure. »

Tiens tiens, accorderait-il soudain de l’intérêt pour ce petit souillon tout d’un coup ? Peut-être, juste l’espace d’un instant. Juste l’espace de retourner à leurs vies respectives et tout redeviendrait dans l’ordre. Il ne devait pas déshonorer sa famille en se liant d’amitié, ne serait-ce qu’avec un seul pauvre. Ce serait ouvrir la porte à tous les mendiants et ça, ce serait extrêmement gênant.

[Je le trouve mignon moi maintenant, pas vous? *w*]
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Aramis De Lillois
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MessagePosté le: Ven Aoû 25, 2006 03:54 pm    Sujet du message: Un très long voyage Répondre en citant

Elle n'avait pas pu s'empêcher de rire. Elle savait que c'était malpoli mais c'était comme ça. Elle n'avait pas l'intention de se moquer du jeune garçon. Elle se rendit compte que les autres la regardaient et Anaël semblait désemparé. Elle lui dit d'une voix douce, après s'être calmée :
-Excusez mon impolitesse. C'est que votre déclaration m'a surpris. Je ne m'attendais pas du tout à ça. Pour le vouvoiement, faite ce qu'il vous plaira. Ne vous forcez à rien. Pour ma part, je pense que pour l'instant je vous vouvoierai tant qu'on ne se connaîtra pas plus.
Elle déclara cela dans un souffle. Elle aurait voulu le tutoyer mais on ne peut aller contre son éducation. Surtout que sa belle-mère voulait qu'elle la vouvoie et n'hésiter pas à la frapper si Aramis oubliez cette simple règle. Après tout, les enfants qui vouvoyaient leurs parents était une pratique courante dans les castes supérieures, mais pour Aramis, dont les parents l'avaient toujours autorisé à les tutoyer, c'était une chose incompréhensible. Mais elle s'y ployait, car il avait des choses contre lesquels on ne pouvait se battre. Surtout si ces choses aimaient bien frapper avec tout ce quelle trouvait, que ce soit un livre, ou une cravache, par exemple
Elle s'arracha de ces pensées quand le garçon aveugle leur demanda si on pouvait le conduire aux chambres. Anaël Partit alors dans d'autres explications effrénées. Aramis se retient de rire. Elle ne voulait pas plus l'embarrassé.
Gabriel l'a regarda puis demanda aussi ou pouvait être les chambres.

- Hum, c'est vrai. Et n'y a t'il personne ici? Je n'ai vu encore personne pour nous accueillir. Anaël, depuis combien de temps est-tu arrivé? As-tu déjà vu le directeur?
Elle avait plein d'autres choses à demander. Aramis était une pipelette, doublait d'une curieuse. Elle avait plein de question à posait mais ce retient. Le temps n'était pas encore venu. Surtout que son cocher attendait toujours et semblait contrarié par tant de simagrées.

[tout à fait chamant *-* je veux le même à la maison!]
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 06:31 am    Sujet du message: Un très long voyage

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